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Italie - La Lazio de Petkovic peut rêver

18/01/2013 06:19 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

La Lazio mène un train d'enfer et ne compte plus que trois longueurs de retard sur la Juventus Turin, et quoi rêver au titre de champion d'Italie grâce à son équilibre, ses stars Klose et Hernanès, et son entraîneur méconnu, Vladimir Petkovic.

"Mais non, je ne me cache pas", plaisante le Serbe quand les journalistes essaient de lui faire dire qu'il vise le "scudetto".

Arrivé sans pedigree du FC Sion (Suisse), après les Young Boys Berne ou Samsunspor (Turquie), "Vlado" a construit une équipe solide, bonifiant le travail déjà accompli par Edoardo Reja, qui avait conduit la Lazio aux 5 et 4e places ces deux dernières saisons, frôlant la qualification aux préliminaires de la Ligue des champions.

La Lazio peut d'autant plus rêver qu'elle traverse une formidable série de sept victoires et deux nuls alors que sa star, Miroslav Klose, cale un peu depuis un mois, et n'est pas disponible (contracture à la cuisse gauche) contre Palerme, samedi.

Le buteur allemand, 34 ans, reste la vraie plus-value de l'effectif. Il a marqué 12 buts, dont de nombreux décisif, et possède une mentalité de champion.

Petkovic note d'ailleurs que son équipe n'est encore "qu'à 70-80% de ses possibilités", mais elle compte déjà 42 points en 20 journées, exactement comme l'équipe de Sven-Goran Eriksson qui a décroché le second et dernier titre de champion de la Lazio, en 1999-2000.

Avec 28 points pris sur 33 possibles, la Lazio tient un rythme de champion à l'Olimpico, où Hernanès est "Prophète" - son surnom - en son pays. Souvent étincelant, le meneur brésilien arrivé il y a trois ans est l'autre pilier de l'équipe. Ses ambitions personnelles, retrouver une place dans la "Seleçao" pour la Coupe du monde à la maison en 2014, se marient avec celles de la Lazio.

Derrière Hernanès et Klose, "Petko" dispose d'un collectif équilibré et qui a peu changé par rapport aux années Reja.

La défense est solide et s'adapte aux nombreux changements de système du technicien serbe, qui devrait évoluer avec trois centraux en Sicile.

Dans les buts, Federico Marchetti est revenu dans le giron de la "Nazionale". Gardien de l'Italie au Mondial-2010 après la blessure de Gianluigi Buffon, il avait disparu la saison suivante à cause d'un conflit avec le président de Cagliari où il a traversé une saison d'inactivité.

Vincenzo Di Palma, préparateur des gardiens de la sélection, était dans les tribunes pour l'observer contre l'Atalanta.

Le milieu autour d'Hernanès et du capitaine Stefano Mauri, pas perturbé par son implication dans le scandale du Calcioscommesse (il a passé trois jours en prison l'an dernier), tient la route.

Et le groupe ne s'enflamme pas. "Nous n'avons encore rien fait, freine le défenseur Simone Biava. Nous sommes contents d'avoir encore rogné quelques points à la Juve, mais le championnat est encore long".

"Pour le scudetto ce sera dur, mais ça fait plaisir d'être prêt de la première place", dit l'attaquant Sergio Floccari, remplaçant attitré de Klose.

Petkovic explique que "le scudetto ne dépend que de la Juve. Nous pouvons aspirer à quelque chose de plus, la Lazio a encore la possibilité de progresser, à condition d'avoir un rendement continu pendant 90 minutes".

Et la Lazio va pouvoir se tester grandeur nature contre sa rivale: la demi-finale de Coupe d'Italie est programmée les 23 et 30 janvier. Un avant-goût de la lutte pour le scudetto.

eba/jcp

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