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Attaque contre le convoi d'un ministre au Liban, cinq blessés (sécurité)

18/01/2013 08:29 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Des islamistes armés ont tiré vendredi sur le convoi d'un ministre à Tripoli, la capitale du nord du Liban, faisant cinq blessés, dont quatre de ses gardes du corps, a indiqué une source de sécurité à l'AFP.

"Le convoi du ministre de la Jeunesse et des Sports Fayçal Karameh a été visé par des tirs et par une grenade. Quatre de ses gardes du corps (...) ont été blessés, ainsi qu'une personne se trouvant dans le secteur", a affirmé cette source.

"Le convoi se dirigeait vers une mosquée où le ministre devait accomplir la prière (musulmane hebdomadaire) quand il s'est trouvé sur une route où des militants participaient à un sit-in en solidarité avec des détenus islamistes (hostiles au régime de Damas) à l'entrée sud de Tripoli", a ajouté la source.

Un correspondant de l'AFP sur place a constaté que l'un des trois véhicules du convoi avait été en partie brûlé.

Après l'attaque, le ministre est intervenu par téléphone sur une chaîne de télévision. "Je ne pense pas que j'étais personnellement visé" car ceux qui ont tiré "ne savaient pas que je passerais par là", a-t-il dit.

"Nous sommes arrivés devant (...) des gens qui coupaient la route" avant que les premiers tirs n'interviennent, a-t-il raconté, estimant que cet incident menaçait "la stabilité et la sécurité de Tripoli".

Le Premier ministre Najib Mikati a affirmé dans un communiqué que "l'attaque contre le convoi (...) est une tentative de semer la zizanie" à Tripoli, réclamant au ministre de l'Intérieur Marouane Charbel la tenue d'une réunion d'urgence sur la sécurité dans la ville.

L'armée a affirmé avoir "renforcé la sécurité et commencé à rechercher et arrêter les tireurs", dans un communiqué.

Le Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne, reste profondément divisé entre adversaires et partisans du régime de Bachar al-Assad.

M. Karameh, un partisan du régime syrien, est originaire de Tripoli, régulièrement théâtre d'affrontements meurtriers entre pro et anti-Syriens sur fond de guerre civile dans l'ancienne puissance tutélaire.

De nombreux militants islamistes poursuivaient leur sit-in pour réclamer le jugement de détenus, notamment islamistes, incarcérés depuis des années et toujours dans l'attente de leur procès, selon le correspondant de l'AFP.

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