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USA: la procureure chargée de poursuivre Aaron Swartz justifie son action

17/01/2013 11:55 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

Une des procureurs américains accusés par les proches d'Aaron Swartz de porter une part de responsabilité dans le suicide du cofondateur du réseau social Reddit, a estimé que les poursuites engagées par le gouvernement à l'encontre du jeune homme étaient "appropriées".

"Je ne peux pas dire grand chose pour diminuer la colère ressentie par ceux qui croient que les poursuites contre M. Swartz étaient injustifiées et ont d'une certaine manière mené à cette issue tragique", a déclaré la magistrate Carmen Ortiz, dans un communiqué diffusé mercredi soir.

Mais "la gestion de cette affaire par le bureau a été appropriée", a insisté cette magistrate de Boston (Massachusetts, nord-est).

Aaron Swartz, un génie informatique qui avait participé à l'élaboration du format RSS à l'âge de 14 ans, s'est pendu vendredi soir à 26 ans.

Il devait répondre en avril devant la justice du vol en 2011 de millions d'articles scientifiques et littéraires à un service d'archivage en ligne accessible uniquement sur abonnement (JSTOR), téléchargés avec un ordinateur caché dans un placard du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il risquait jusqu'à 35 ans de prison et 1 million de dollars d'amende.

Carmen Ortiz a affirmé qu'elle n'avait nullement l'intention de requérir 35 ans de prison mais plutôt 6 mois, une peine "appropriée correspondant à cette faute présumée".

Elle a fait valoir que la défense aurait certainement demandé du sursis si M. Swartz avait plaidé coupable.

Depuis son suicide, la famille et les amis du militant ont reproché à la justice et au MIT, à l'origine des poursuites, de porter une part de responsabilité dans ce suicide.

Une pétition en ligne demandant la récusation des procureurs chargés de l'affaire réunissait 31.000 signatures mardi, et une autre réclamant son pardon posthume 21.000 signatures.

Une pétition séparée adressée à la Maison blanche et réclamant une modification de la loi de 1986 sur les crimes informatiques en a rassemblé pour sa part 23.000.

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