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Un accord conclu pour mettre fin au «sit-in» d'un religieux canadien à Islamabad

17/01/2013 02:42 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

ISLAMABAD - Les autorités pakistanaises ont conclu un accord, jeudi soir, avec le leader religieux canadien qui tenait depuis quatre jours un «sit-in» dans la capitale avec des milliers de manifestants antigouvernementaux.

Le religieux Tahir ul-Qadri, qui détient la citoyenneté canadienne, a obtenu une popularité nationale après son retour au Pakistan, à la fin de 2012.

Il a galvanisé les foules avec son message, selon lequel les politiciens pakistanais sont des voleurs corrompus qui se soucient plus de s'enrichir que de s'attaquer aux problèmes pressants du pays, comme les pannes d'électricité récurrentes, le taux de chômage élevé et les attaques des extrémistes islamistes.

Il réclamait la démission du gouvernement et son remplacement par une administration intérimaire soutenue par l'armée, ainsi qu'une réforme de la loi électorale.

L'accord a été conclu après des heures de négociation dans le conteneur à l'épreuve des balles où se trouvait M. Qadri à Islamabad.

Les milliers de manifestants qui campaient depuis quatre jours dans la principale avenue de la capitale ont crié et dansé quand M. Qadri a annoncé de son conteneur qu'il avait conclu un accord avec le gouvernement.

Le gouvernement a accepté de dissoudre l'Assemblée nationale 90 jours avant la date des élections, soit avant la fin de son mandat à la mi-mars, selon un membre de l'équipe de négociation. Ce délai permettra de s'assurer que les candidats sont véritablement éligibles aux élections, a dit ce responsable.

Le gouvernement a aussi accepté que l'administration intérimaire, qui dirige habituellement le pays avant les élections, soit choisie après la consultation de tous les partis, a indiqué le négociateur.

Une déclaration présentant l'accord entre le gouvernement et Tahir ul-Qadri a été signée par le premier ministre, Raja Pervaiz Ahraf, et par de hauts responsables gouvernementaux qui faisaient partie de l'équipe de négociation, d'après un responsable du bureau du premier ministre.

Tous les responsables ont réclamé l'anonymat parce qu'ils n'étaient pas autorisés à s'adresser aux médias.

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