NOUVELLES

Sept fillettes tuées dans un raid aérien près de Damas (ONG)

17/01/2013 06:17 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

Onze civils, dont sept fillettes et trois femmes, ont péri jeudi dans un raid aérien au sud de Damas, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les chasseurs-bombardiers ont largué trois bombes" sur Husseiniyé, une "zone contrôlée par les rebelles", a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Il y a encore des corps sous les décombres, a-t-il ajouté, précisant que la plupart des victimes étaient des réfugiés palestiniens de Syrie installés dans ce quartier d'habitat informel qui accueille également de nombreux déplacés du Golan occupé par Israël.

Une vidéo mise en ligne par des militants a montré des hommes sortant le corps d'une personne sans tête de sous les décombres. L'un d'eux s'en prend au président syrien: "Bachar al-Assad, le traître", crie-t-il, face à la caméra.

Des vidéos et photographies postées sur les réseaux sociaux ont montré plusieurs habitations détruites.

Selon l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins, plus de 3.500 enfants ont été tués depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011.

Toujours près de Damas, un colonel à la retraite, frère d'un parlementaire, a été abattu par balle. L'OSDH a affirmé que des hommes armés avaient tiré sur lui, tandis que Sana accusait un "groupe terroriste armé", terme désignant les rebelles.

Dans le même temps à Rass al-Aïn, dans le nord-est kurde frontalier de la Turquie, des combats ont fait dix morts, dont sept rebelles et trois combattants d'un mouvement kurde armé pro-régime, selon l'OSDH, qui a ajouté qu'une soixantaine de combattants des deux parties avaient été blessés.

"C'est la première fois que les combats sont aussi violents" depuis novembre dans cette ville frontalière, a déclaré à l'AFP M. Abdel Rahmane, ajoutant que les rebelles avaient notamment fait usage de chars pris à l'armée.

Les rebelles s'étaient emparés en novembre de Rass al-Aïn où avaient ensuite éclaté de violents combats entre jihadistes et combattants kurdes du Parti de l'Union démocratique kurde (PYD), branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie), accusés par les rebelles de faire le jeu du régime.

Cette fois-ci, a précisé M. Abdel Rahmane, les jihadistes n'ont pas participé aux affrontements.

Ailleurs dans le pays, l'aviation menait également des raids meurtriers, notamment dans les provinces d'Idleb (nord-ouest) et de Hama (centre), selon l'OSDH.

Selon un premier bilan provisoire de l'ONG, 81 personnes ont péri en Syrie jeudi, dont 42 civils.

Mercredi, 148 personnes, dont 77 civils, avaient été tuées à travers le pays, où les violences ne faiblissent pas au 23e mois d'un conflit qui a fait, selon l'ONU, plus de 60.000 morts.

kam-sbh/sk/vl

PLUS:afp