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Obama a rencontré jeudi le président somalien à la Maison Blanche (officiel)

17/01/2013 05:09 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama a rencontré jeudi son homologue somalien Hassan Cheikh Mohamoud, a annoncé la Maison Blanche, peu après que Washington eut annoncé reconnaître le gouvernement de Mogadiscio, une première depuis plus de 20 ans.

"Ce (jeudi) matin, le président Obama s'est joint à une réunion entre (...) le conseiller adjoint de sécurité nationale Denis McDonough et le président somalien" à la Maison Blanche, a précisé la présidence dans un communiqué.

Cette rencontre ne figurait pas au programme officiel quotidien de M. Obama.

Ce dernier a félicité son homologue pour son élection en septembre dernier et a "pris note des progrès impressionnants en matière politique et de sécurité dans l'année écoulée en Somalie", a précisé la présidence dans un communiqué.

De même source, M. Obama a "reconnu les nombreuses difficultés auxquelles la Somalie doit faire face, mais a exprimé son optimisme pour l'avenir de la Somalie, et a répété son engagement à travailler en partenariat avec le nouveau gouvernement".

M. Obama a aussi exhorté son hôte à "saisir cette opportunité unique de tourner la page de deux décennies de conflit".

La visite du président somalien à la Maison Blanche est intervenue avant que ce dernier ne rencontre la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, qui a annoncé la reconnaissance du gouverment somalien "pour la première fois depuis 1991".

La chef de la diplomatie américaine s'est félicitée que la Somalie dispose d'un "gouvernement représentatif" et d'institutions politiques, un "jalon important vers la fin du voyage" de la normalisation de ce pays de la Corne de l'Afrique privé d'Etat central depuis la chute du président Mohammed Siad Barre en 1991.

Hassan Cheikh Mohamoud a voulu voir dans ce geste dipolomatique de Washington une "nouvelle ère" pour son pays.

Depuis plus de deux décennies, la Somalie a été livrée au chaos et à la guerre civile jusqu'à ce que les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, soient chassés en août 2011 de Mogadiscio par une force de l'Union africaine (Anisom). Ces radicaux armés contrôlent néanmoins encore de larges zones rurales du sud et du centre de la Somalie.

Les Etats-Unis restent marqués par la Somalie et leur intervention militaire ratée au début des années 1990, notamment la mort de 18 soldats dont l'hélicoptère avait été abattu à Mogadiscio le 3 octobre 1993.

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