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Mali: renforcement de la sécurité autour des services français en Tunisie

17/01/2013 12:31 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

Les autorités tunisiennes ont renforcé la sécurité autour de l'ambassade et des bâtiments officiels français dans le contexte de l'intervention armée de la France au Mali, a-t-on appris auprès du ministère tunisien de l'Intérieur.

"Il est normal que la sécurité soit renforcée autour des institutions françaises à la suite de l'intervention armée de la France au Mali", a déclaré à l'AFP Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Le dispositif sécuritaire déjà en place autour de l'ambassade de France, au coeur de Tunis, depuis l'attaque par des manifestants en septembre 2012 de l'ambassade américaine a été encore renforcé avec un plus grand nombre de véhicules et d'effectifs des forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'ambassade de France à Tunis avait appelé mercredi les Français "à la vigilance" en raison de l'intervention contre des combattants islamistes au Mali. Elle avait déconseillé tout déplacement dans le grand sud saharien.

Le renforcement de la sécurité intervient alors que des jihadistes ont pris en otage mercredi des centaines de personnes, dont des dizaines d'étrangers, sur un site gazier en Algérie, premières représailles à l'intervention des soldats français au Mali.

Un porte-parole de ce groupe a annoncé jeudi que 32 otages étrangers avaient été tués dans une opération de l'armée algérienne et que sept autres étaient encore vivants.

La prise d'otage a eu lieu dans le centre-est de l'Algérie, près de la frontière libyenne, et à 300 km au sud de la Tunisie.

Selon le président tunisien Moncef Marzouki, le sud de la Tunisie est devenu "un corridor" pour approvisionner les forces islamistes du nord du Mali en armes libyennes.

Il a dénoncé en décembre le trafic d'armes en Afrique du Nord en affirmant que des quantités d'armes ayant appartenu au régime libyen sous Kadhafi étaient passées aux mains des islamistes non seulement en Libye, mais aussi en Algérie et en Tunisie.

Quelque 300 Tunisiens "appartenant à des groupes islamistes armés" combattent au Mali, où il se sont rendus via l'Algérie, a affirmé le quotidien arabophone Achourouk.

kl/Bsh/vl

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