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L'ex-président de l'UCI défend des investissements liés au clan Armstrong

17/01/2013 11:05 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

WENGEN, Suisse - Le président honoraire de l'Union cycliste internationale (UCI), Hein Verbruggen, a affirmé qu'il ne se trouvait pas en conflit d'intérêts quand il a investi dans une firme de courtage liée au propriétaire de l'équipe cycliste de Lance Armstrong.

Verbruggen a déclaré à The Associated Press qu'il est plutôt «cynique» pour le chef de la direction de l'Agence antidopage américaine (USADA), Travis Tygart, de suggérer que cette relation d'affaires «sente très mauvais».

L'ex-président de l'UCI a confirmé les informations publiées par le Wall Street Journal au sujet de ses investissements auprès du courtier Jim Ochowicz de 1999 à 2004, alors qu'il occupait toujours ses fonctions à la fédération internationale.

Le Néerlandais a indiqué avoir «donné à Jim une petite somme à gérer pour moi, et il est allé travailler pour Thom Weisel» en 2001.

Ochowicz a géré l'équipe Motorola, au sein de laquelle Armstrong a roulé dans les années 1990. Weisel détenait quant à lui l'équipe commanditée par U.S. Postal quand l'Américain a remporté ses Tours de France.

Persona non grata

Par ailleurs, les organisateurs du Tour de France ont indiqué que le cycliste américain ne recevra pas d'invitation pour se joindre aux célébrations entourant le 100e anniversaire de la Grande Boucle, cette année.

Dans le cadre des activités entourant ce centenaire, tous les cyclistes qui ont terminé le Tour de France ont été invités pour la dernière journée de la course. Plus de 4000 invitations ont été envoyées et on s'attend à ce que plus de 500 ex-coureurs soient réunis au fil d'arrivée, sur les Champs-Élysées.

Mais le directeur du Tour, Christian Prudhomme, a indiqué qu'il serait «déplacé» d'inviter Armstrong.

Armstrong a été privé de ses sept titres du Tour de France et banni de toute compétition à la suite d'une enquête de l'USADA qui a établi qu'il avait utilisé des produits dopants tout au long de sa carrière. Après des années à le nier, Armstrong a admis s'être dopé au cours d'un entretien avec Oprah Winfrey enregistré lundi dernier.

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