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Les ravisseurs de trois Occidentaux au Yémen liés à Al-Qaïda (sécurité)

17/01/2013 07:34 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

Deux Finlandais et un Autrichien enlevés depuis près d'un mois au Yémen sont aux mains d'éléments tribaux liés à Al-Qaïda, qui les ont transférés dans leur fief de Marib, ont indiqué jeudi des sources des services de sécurité.

Les trois otages, deux étudiants de langue arabe et une Finlandaise en visite au Yémen, ont été enlevés le 21 décembre à Sanaa par des hommes armés et masqués dans un magasin d'électronique, et emmenés dans un premier temps dans la région de Khawlan, au sud-est de la capitale.

Les ravisseurs "sont des éléments tribaux liés à Al-Qaïda" et ils ont transféré leurs otages dans la province de Marib, plus à l'est, où le réseau extrémiste est fortement implanté, ont dit les sources de sécurité.

Ils ont en outre durci leurs conditions et réclament désormais "la libération de chefs d'Al-Qaïda qui servent des peines de prison à Sanaa, ainsi qu'une rançon", pour libérer leurs otages, selon des sources tribales.

Initialement, les ravisseurs avaient réclamé des compensations pour un terrain qui leur a été pris à Sanaa, a indiqué l'une des sources tribales.

Le ministre de l'Intérieur, Abdel Kader Qahtan, a assuré mercredi à un émissaire finlandais que les autorités "poursuivaient leurs efforts pour retrouver les ravisseurs afin de pouvoir libérer les otages sans mettre leur vie en danger", d'après l'agence officielle SABA.

Helsinki n'a pas de représentation diplomatique au Yémen.

Les rapts d'Occidentaux au Yémen sont généralement le fait de tribus fortement armées qui tentent de faire aboutir leurs revendications auprès du pouvoir central.

Parmi les centaines de personnes enlevées ces quinze dernières années, la plupart ont été libérées saines et sauves.

Mais al-Qaïda est tenu pour responsable de certains rapts, dont celui d'un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, enlevé le 28 mars à Aden (sud).

mou-at/tp

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