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Le président de l'AMA qualifie les propos d'Armstrong de «frauduleux»

17/01/2013 11:36 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

MELBOURNE, Australie - Le président de l'Agence mondiale antidopage a déclaré que les explications offertes par le cycliste Lance Armstrong, qui a dit avoir consommé des drogues de performance parce que la culture du dopage dans ce sport existait déjà, était simplement «une manière de justifier ce qu'il a fait — de la fraude».

John Fahey, président de l'AMA, a déclaré à The Associated Press lors d'une entrevue téléphonique vendredi que l'affirmation d'Armstrong dans l'entrevue accordée à Oprah Winfrey selon laquelle il n'a pas triché quand il s'est dopé afin de remporter sept Tours de France «ne lui donne aucune crédibilité».

Armstrong a déclaré qu'il avait «regardé la définition de tricherie (...) et la définition était de gagner un avantage sur un rival ou un opposant. Je ne le vois pas comme ça. Je crois que le niveau de jeu était égal.»

Fahey a dit que cette excuse n'était pas plausible.

«Il a tort, il a triché et il n'y a aucune excuse pour ce qu'il a fait, a dit Fahey. S'il cherchait la rédemption, il n'y est pas arrivé».

Le chef de l'AMA a déclaré qu'il n'y avait aucun doute que les tests antidopages étaient plus efficaces depuis les triomphes d'Armstrong au Tour de France entre 1999 et 2005. Armstrong a pris sa retraite avant de revenir à la compétition en 2009 et le code de l'AMA a été adopté par la majorité des nations avant les Jeux olympiques d'été d'Athènes en 2004.

«Certains (des tests antidopages) étaient peut-être inefficaces à l'époque, mais ç'a changé», a mentionné Fahey.

Au cours de l'entrevue télédiffusée, Armstrong a dit «qu'il y a des gens qui vont entendre ceci et qui ne me pardonneront jamais, je comprends ça. Vraiment.»

Fahey a ajouté qu'Armstrong n'a pas semblé avoir de remords.

«Mon impression après avoir regardé l'entrevue, c'est qu'il a indiqué qu'il croyait qu'il n'aurait jamais été pris s'il n'avait pas effectué de retour dans le sport», a dit Fahey.

«Il n'a pas dit de noms, il n'a pas dit qui était son fournisseur, quels dirigeants étaient impliqués», a ajouté Fahey.

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