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La Tunisie s'inquiète des retombées sécuritaires de la crise au Mali

17/01/2013 02:21 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

La Tunisie s'est inquiétée des répercussions du conflit armé au Mali sur sa propre sécurité et celle de la région et a condamné la prise d'otages en Algérie, dans un texte publié à l'issue d'une réunion de ses dirigeants politiques et militaires jeudi.

Une déclaration finale de la réunion tenue à l'initiative du président Moncef Marzouki souligne "les graves répercussions sécuritaires de la crise du Mali sur l'ensemble des pays de la région et sur la Tunisie".

Le texte appelle les Tunisiens à "prendre leurs responsabilités dans la lutte contre la violence et le terrorisme", leur demandant notamment des efforts pour "isoler les groupes violents".

"La situation exige une grande vigilance sécuritaire", a noté le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem qui a lu le texte à la presse, expliquant le renforcement des mesures de sécurité en Tunisie.

Les autorités tunisiennes ont affirmé en outre leur "soutien à la sécurité du Mali" et condamné la menace que constituent les "groupes terroristes armés".

Tunis dit "comprendre la décision souveraine du gouvernement malien pour faire face aux risques sécuritaires", en appelant à un "dialogue national global parallèlement à l'action militaire".

Exhortant les pays du Sahel africain et d'Afrique du Nord "à unifier leurs efforts et leurs politiques sécuritaires", les autorités tunisiennes ont estimé que les pays du Maghreb étaient "les plus exposés aux conséquences" du conflit malien.

La Tunisie a en outre "condamné fermement" la prise d'otages par un commando jihadiste en Algérie et s'est dit "entièrement solidaire" avec Alger face à "une agression de groupes terroristes armés".

L'armée algérienne a donné l'assaut jeudi contre un site gazier dans le désert du Sahara où des centaines de personnes étaient retenues.

La réunion a regroupé le chef du gouvernement l'islamiste Hamadi Jebali, le président de l'assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar, le chef d'état-major le général Rachid Ammar ainsi que les ministres des Affaire étrangères, de l'Intérieur et de la Défense.

Elle a coïncidé avec le renforcement du dispositif sécuritaire notamment autour de l'ambassade et des services français en Tunisie, l'ambassade ayant appelé mercredi les Français "à la vigilance" en raison de l'intervention contre des combattants islamistes au Mali.

Bsh/kl/sw

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