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Igloofest 2013: blizzard électronique (PHOTOS)

16/01/2013 08:01 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT
Jean-François Cyr

MONTRÉAL – Au moment où les organisateurs s’affairent aux derniers préparatifs de la septième et plus grosse année du festival montréalais de musique électronique en plein air Igloofest, la D.J. montréalaise Misstress Barbara et le directeur général de l’événement, Nicolas Cournoyer, partagent leur fébrilité à l’égard de ce party ludique qui fait boule de neige dans la métropole depuis quelques années.

Du 17 janvier au 9 février, le Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal sera le terrain de jeu de dizaines de milliers de Québécois (et aussi d’un nombre grandissant d’étrangers selon M. Cournoyer) et de plus d’une centaine d’artistes locaux et internationaux spécialisés en vidéo et en musique techno, house, dubstep, hip-hop, pour ne nommer que ces sous-genres de la grande famille électro.

En fait, on attendrait 100 000 personnes cette année, une augmentation anticipée d’environ 30 000 visiteurs comparativement à l’an dernier. Des attentes élevées qui risquent néanmoins d’être comblées en raison du week-end supplémentaire ajouté cette année et de la touffue programmation qui propose une mixture intéressante de créateurs d’ici et d’ailleurs.

Il faut noter que l’augmentation substantielle du budget de l’organisation (grosso modo 35 % pour atteindre 2 millions de dollars) a certainement aidé à attirer de grandes pointures telles que la Berlinoise Ellen Allien (techno minimale), le duo new-yorkais Wolf + Lamb, le Londonien Joy Orbison (garage house), la Française Miss Kittin (techno), DJ Sneak (États-Unis), Josh Wink (États-Unis) ou encore Joe Goddard du célèbre groupe anglais Hot Chip, fondé en 2000. On ne pourrait passer sous silence la performance de Chris Liebing, le 9 février, qui viendra clore Igloofest 2013.

Et bien que le talent international soit à l’honneur, la scène locale n’est pas en reste avec plusieurs figures canadiennes comme le groupe A Tribe Called Red, qui s’est produit cet été au centre-ville de Montréal dans le cadre de MUTEK, Chase & Patrol, le vieux routier Luc Raymond, Alicia Hush, Stephen Beaupré, Richie G, le duo hip-hop TNGHT, composé du Montréalais Lunice et du Britannique Hudson Mohawke, et Misstress Barbara, qui ouvre officiellement les festivités, jeudi soir.

Souffle québécois

« Je suis très contente d’y rejouer (elle a participé à l’événement en 2008) et de tomber sur la soirée d’ouverture, raconte en entrevue Misstress Barbara. J’ai joué sept fois au Piknic Electronik (tenue l’été au parc Jean-Drapeau, cette rencontre plus ou moins hebdomadaire dédiée aussi à la musique électronique est organisée en gros par les mêmes personnes) et ces deux événements sont mes préférés dans le monde entier. Les deux emplacements sont incroyables […] Je trouve que c’est plus sain, plus joyeux que les raves ou les after-hours. Tu connectes davantage au niveau humain. »

« Tout comme la première fois, je serai seule sur scène dans une formule D.J. classique, explique-t-elle. Je ne vais pas toucher du tout au matériel fait avec mon groupe (The Misstress Barbara Band jouera notamment à Trois-Rivières, le 19 janvier dans le cadre des Nuits Polaires). C’est complètement autre chose. Je vais me contenter proposer de la musique entraînante, avec certains remix (dont peut-être la version revisitée de Dance Me To the End of Love, de Leonard Cohen, faite à sa demande par l’Allemand D.J. Hosh, il y a trois ans). Pour dire la vérité, je ne sais même pas ce que je vais jouer. Je garde le maximum d’adrénaline jusqu’au début de la performance. Le stress me garde fébrile. J’embarque sur scène, je regarde la foule, ensuite ma musique, encore la foule… et je me lance. Tout dépendra de comment je me sens à ce moment précis. »

Un frisson contagieux

Depuis sa création en 2007, Igloofest a connu une cote de popularité toujours grandissante. Visité au départ par quelques milliers de personnes, le festival est devenu un événement d’envergure au plan international. Et pour bien gérer la croissance, son cofondateur et directeur général Nicolas Cournoyer admet sans détour que le travail est colossal.

« On parle de 200 employés par soir et 370 au total. On doit s’occuper de la sécurité, l’entretien, la commercialisation, la promotion, la production, etc. Quand c’est sold-out une journée, on accueille 10 000 personnes, la capacité maximale. Cette année, on a ajouté encore du sympathique. En plus du traditionnel concours de « one-piece » (le public – sur Facebook - tout comme un juré voteront pour les habits de neige les plus originaux portés durant l’occasion), des barriques de feu, des structures et bars de glace, on va suggérer entre autres une compétition de souque à la corde, un minicurling ou encore un jeu d’ombres sur grand écran. »

« On mise beaucoup sur le cadre ludique de l’expérience, ajoute le directeur. On aime que les gens dansent, mais aussi s’amusent, échangent et fassent des rencontres. C’est primordial. L’aspect visuel de la scène principale sera aussi bonifié. Il sera plus imposant pour accueillir les projections vidéo. Puis, on continue de pousser la seconde scène (Virgin), en forme de dôme, qui accueille environ 200 personnes. On veut surtout y soutenir les talents locaux. »

Pour consulter la programmation, visitez le site Web igloofest.ca

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