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Algérie: l'assaut sur le site gazier fait plusieurs morts

17/01/2013 09:05 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT
AP
This image from video provided by the SITE Intel Group made available Thursday Jan. 17, 2013, purports to show militant militia leader Moktar Belmoktar. Algerian officials scrambled Thursday Jan. 17, 2013 for a way to end an armed standoff deep in the Sahara desert with Islamic militants who have taken dozens of foreigners hostage, turning to tribal Algerian Tuareg leaders for talks and contemplating an international force. The group claiming responsibility — called Katibat Moulathamine or the Masked Brigade — says it has captured 41 foreigners, including seven Americans, in the surprise attack Wednesday on the Ain Amenas gas plant. Algerian Interior Minister Daho Ould Kabila said the roughly 20 well armed gunmen were from Algeria itself, operating under orders from Moktar Belmoktar, al-Qaida's strongman in the Sahara. (AP Photo/SITE Intel Group) THE ASSOCIATED PRESS HAS NO WAY OF INDEPENDENTLY VERIFYING THE CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS PICTURE. MANDATORY CREDIT: SITE Intel Group

De nombreux otages ont été libérés mais plusieurs personnes ont été tuées lors de l'opération, toujours en cours, de l'armée sur un site gazier en Algérie où des centaines d'employés avaient été pris en otages mercredi, a annoncé jeudi le ministre algérien de la Communication.

"L'opération se poursuit", a dit Mohamed Said lors d'une intervention en direct sur la chaîne francophone dans le premier commentaire officiel depuis le début d'une opération de l'armée contre le site.

Le ministre a fait état d'un "nombre important d'otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés", au cours de l'assaut lancé en fin de matinée expliquant qu'il n'était pas possible pour l'instant de "les chiffrer définitivement".

Mais l'opération a permis de "libérer jusqu'à présent plusieurs otages nationaux et étrangers", a ajouté le ministre qui n'a fourni aucune précision sur les forces d'assaut et leur arsenal.

Il a expliqué qu'"un nombre important de terroristes qui ont essayé de prendre la fuite vers un pays limitrophe", qu'il n'a pas identifié, avaient été "neutralisés".

Le pays le plus proche du site d'In-Amenas, à quelque 1.300 km au sud-est d'Alger, est la Libye, dont la frontière est distante de moins d'une centaine de kilomètres.

L'armée a lancé jeudi une opération contre ce site gazier où des centaines de travailleurs algériens et une quarantaine d'étrangers avaient été pris en otages mercredi par un groupe lié à Al-Qaïda.

Lors de cette opération, l'armée a libéré 600 otages algériens et quatre étrangers, a indiqué l'agence nationale algérienne APS.

Un porte-parole du groupe ayant revendiqué le rapt, les "Signataires par le sang", a affirmé de son côté à l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI) que 34 otages étrangers avaient été tués dans l'opération de l'armée et que sept autres étaient encore en vie.

Le ministre de la Communication a justifié le lancement de l'opération militaire.

"La recherche d'une solution pacifique pour un dénouement heureux" a d'abord été privilégiée, a-t-il dit.

Mais il a accusé de "jusqu'au-boutistes" les islamistes "lourdement armés" qui ont manifesté une "volonté clairement affichée de quitter l'Algérie en emportant avec eux les otages étrangers" pour s'en servir plus tard comme "carte de chantage", a-t-il encore indiqué, d'où l'assaut.

Selon le ministre, l'attaque contre le site gazier est l'oeuvre d'une "multinationale terroriste qui vise à impliquer" l'Algérie dans le conflit malien, "déstabiliser" l'Etat algérien, et "détruire son économie" qui tire son financement des recettes des hydrocarbures.

Le groupe ayant revendiqué la prise d'otage a indiqué notamment dans un communiqué qu'il agissait en représailles à l'intervention contre les islamistes armés au Mali par l'armée française, dont les avions ont été autorisés par l'Algérie à survoler son territoire.

Le ministre a également indiqué que le gouvernement algérien était en "contact permanent" avec les pays dont des ressortissants étaient entre les mains des ravisseurs, pour les "tenir informés" de l'évolution de la situation.

Plusieurs grandes puissances, dont des ressortissants se trouvaient sur le site, ont critiqué l'opération de l'armée algérienne ou exprimé leur vive inquiétude.

Tokyo a notamment appelé Alger à cesser immédiatement son opération alors que Washington a exprimé son inquiétude, disant chercher à obtenir des "éclaircissements" de la part des autorités algériennes.

abh-bmk/vl

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