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WikiLeaks: la juge refuse d'entendre les motivations de Bradley Manning

16/01/2013 06:20 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Une juge militaire américaine a décidé mercredi que les motivations de Bradley Manning, accusé d'avoir organisé la fuite de dizaines de milliers de documents secrets, ne pouvaient être considérées comme une ligne de défense.

Selon les défenseurs du soldat américain, celui-ci a fait fuiter les documents en question --qu'il aurait même sélectionnés pour ne pas "faire de mal aux Etats-Unis"-- parce qu'il estimait qu'ils révélaient des abus que le public devait connaître.

Mais pour l'accusation, Bradley Manning étant poursuivi pour "collusion avec l'ennemi", ses motivations n'avaient pas à être prises en compte.

Dans son jugement rendu mercredi lors de la dernière journée d'une audience préliminaire avant un procès en cour martiale sans doute en juin 2013, la juge Denise Lind a approuvé en partie la requête du gouvernement qui demandait à ce que la Cour martiale ne tienne pas compte des motivations du soldat.

Selon cette décision --dont la lecture a été rendue partiellement inaudible par des problèmes techniques--, les mobiles de Bradley Manning seront seulement étudiés s'ils sont censés prouver que le soldat n'a pas aidé "l'ennemi en connaissance de cause", a résumé un conseiller de l'armée américaine.

"Dans ces circonstances, ces preuves peuvent être présentées, mais si ce n'est pas le cas, elles sont hors de propos", a-t-il expliqué.

Le soldat de 25 ans encourt la perpétuité pour "collusion avec l'ennemi", le plus grave des 22 chefs dont il est accusé. Manning est accusé d'avoir transmis au site WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, et 260.000 dépêches du département d'Etat.

adm/mdm/chv

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