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Un mois de prison pour 16 islamistes pour les violences de juin en Tunisie

16/01/2013 01:53 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Seize participants aux troubles menés par des islamistes en juin contre une exposition d'arts près de Tunis ont été condamnés à un mois de prison pour violation des règles de l'état d'urgence, a indiqué mercredi à l'agence TAP leur avocat, Salaheddine Barakati.

Les accusés ont bénéficié de non-lieux pour les accusations les plus graves, qui incluaient "rébellion" avec "voies de faits sur un fonctionnaire" et "atteinte à l'ordre public en bande organisée", selon la même source.

L'avocat a précisé que plusieurs prévenus comptaient porter plainte contre l'Etat tunisien, pour avoir passé plusieurs mois en détention préventive, jusqu'à leur libération en novembre après un mouvement de grève de la faim de détenus salafistes qui a fait deux morts dans leurs rangs.

Fin décembre, quatre autres prévenus avaient été acquittés et trois condamnés à six mois de prison ferme dans un autre procès lié aux mêmes évènements, a indiqué à l'AFP l'avocat Abdelbasset Ben Mbarek.

Le 10 juin dernier, un huissier était allé au Palais Abdellia à La Marsa, banlieue aisée de Tunis, pour constater le caractère "insultant" de certaines oeuvres exposées dans le cadre du "Printemps des Arts".

Dans la soirée, des salafistes présumés s'étaient introduits dans le palais et avaient détruit des oeuvres. Le lendemain des émeutes éclataient dans plusieurs localités tunisiennes, faisant un mort et plus d'une centaine de blessés. Les autorités avaient dans la foulée décrété un couvre-feu.

La mouvance radicale islamiste a depuis mené plusieurs opérations contre des festivals culturels et des postes de police. L'attaque la plus importante est celle par des manifestants de l'ambassade américaine à Tunis qui a fait quatre morts parmi les assaillants le 14 septembre.

alf/cnp

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