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Prise d'otages en Algérie: un Algérien et un Britannique tués, 3 étrangers blessés (VIDÉO)

16/01/2013 03:11 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Un Britannique et un Algérien ont été tués et six autres personnes blessées dans l'attaque menée mercredi par une vingtaine d'hommes contre le bus d'un complexe gazier du sud algérien, suivie d'une prise d'otages, a annoncé le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia.

"Il y a eu deux morts, un Algérien et un Britannique", a dit le ministre à la télévision nationale qui a fait état d'un Britannique, un Norvégien et un Ecossais blessés, ainsi que deux gendarmes et un agent de sécurité algériens.

Les assaillants avaient dans un premier temps lancé une attaque contre un bus qui transportait les employés du complexe gazier d'In Amenas, exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach.

Ils ont dû affronter l'armée et les forces de sécurité mais ont pu se retrancher dans la base vie dont il ont investi une partie. Des otages algériens ont ensuite été libérés par petits groupes.

Les assaillants, une vingtaine d'hommes de la région, sembleraient vouloir "ressortir de cette région pour sortir du pays avec des otages, ce qui ne saurait être accepté par les autorités algériennes", a également indiqué le ministre sans préciser le nombre de personnes qu'ils détiennent.

Les autorités "ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation", a-t-il martelé.

Les ravisseurs ont dit détenir 41 otages étrangers alors qu'un employé présent sur le site a fait état d'une quarantaine de ressortissants étrangers retenus en otages. Des citoyens des Etats-Unis, du Japon, d'Irlande et de Norvège figurent notamment parmi eux.

Les assaillants sont actuellement "encerclés" par l'armée et les services de sécurité dans le complexe gazier d'In Aménas, à quelque 1.600 km au sud-est d'Alger, proche de la frontière libyenne, selon le ministre.

Ils "ne sont venus ni de Libye, ni du Mali, ni d'un quelconque pays voisin", a assuré M. Ould Kablia, précisant qu'ils sont membres de la Brigade Mokhtar Belmokhtar al-Moulathamine.

Surnommé "le Borgne", Belmokhtar est un des chefs historiques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qu'il a introduit dans le nord du Mali.

Un assaillant joint par téléphone avait auparavant affirmé à l'AFP que les ravisseurs étaient des membres d'Al-Qaïda, venus du Mali, appartenant à la brigade de Mokhtar Belmokhtar. Il avait rappelé que Belmokhtar avait "menacé de riposter à toute intervention militaire au Mali".

In Aménas est classée "zone d'exclusion" depuis les années 1990, comme toutes les infrastructures du secteur des hydrocarbures. On n'accède à ces zones que muni d'un laissez-passer délivré par les autorités.

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