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Open d'Australie - La nouvelle vie de Jerzy Janowicz

16/01/2013 06:04 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Un bouquet de fleurs offert par des filles énamourées, des conférences de presse et même un sponsor: la vie du Polonais Jerzy Janowicz, qualifié mercredi pour le troisième tour de l'Open d'Australie, a radicalement changé depuis sa finale à Paris-Bercy en novembre dernier.

"Ah ça pour changer, elle a changé", a raconté "le martinet", son surnom en Pologne, où il est devenu du jour au lendemain une star grâce à son parcours de folie à Paris où il a fait chuter cinq joueurs du Top 20 en une semaine.

Premier changement: le géant de Lodz (2,03 m) peut désormais "voyager en business" et même voyager tout court, vu qu'il avait renoncé au long et coûteux périple jusqu'en Australie l'année dernière par manque d'argent.

"A la place j'avais joué un tournoi Futures", la troisième division de l'ATP, en Angleterre, c'est-à-dire dans un autre monde. "Lorsqu'on est 220e mondial on ne gagne pas d'argent et en Pologne ce n'est pas évident de trouver un sponsor. Alors je galérais un peu", explique le jeune homme de 22 ans.

Mais les 235.000 euros raflés à Bercy, à comparer aux 263.000 euros gagnés depuis le début de sa carrière (en 2007), l'ont propulsé dans une autre dimension, visible aussi au classement ATP où il pointe désormais au 26e rang.

Aujourd'hui, il semble loin le temps où ses parents, anciens volleyeurs professionnels, ont dû vendre leur magasin et leur appartement pour continuer à financer la carrière de leur rejeton au service canon.

Accueilli comme un demi-dieu par les medias polonais à son retour de Bercy - "j'allais de plateau télé en plateau télé" - Janowicz a aussi attiré ses premiers sponsors avec notamment Atlas, une entreprise de construction dont le logo orne désormais ses chemises. "Ca rend les choses plus faciles."

"Tout ça a changé ma vie, ajoute-t-il, mais ça ne m'a pas changé moi. Je suis toujours le même mec un peu fou et j'espère que je le resterai."

A l'observer mercredi sur le court N.8 face à l'Indien Somdev Devvarmann on peut effectivement conclure que "JJ" est resté le même.

C'est-à-dire un joueur qui fait les points (91!) et les fautes (88!). Et un personnage chaud bouillant qui a écopé d'un avertissement pour s'est violemment emporté suite à une décision arbitrale litigieuse sur une balle de set.

"Ca m'arrive des fois, on ne peut pas toujours contrôler ses émotions. Mais il faudrait que je me calme un peu. Je travaille dessus", sourit-il.

Mais, et c'est un autre changement fondamental, "Jerzy" a gagné, en remontant pour la première fois de sa carrière un déficit de deux sets à zéro.

La récompense ne s'est pas fait attendre avec ce superbe bouquet de fleurs offert à la sortie par des admiratrices transies. "Ca ne m'était encore jamais, mais jamais arrivé". Pour Janowicz, en ce moment, c'est première sur première.

jk/bvo

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