NOUVELLES

Obama présente aujourd'hui son plan pour le contrôle des armes

16/01/2013 11:01 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT
AP
President Barack Obama gestures as he speaks during the last news conference of his first term in the East Room of the White House in Washington, Monday, Jan. 14, 2013. (AP Photo/Carolyn Kaster)

Le président Barack Obama va présenter mercredi "un ensemble de propositions concrètes" pour réduire la violence due aux armes à feu aux Etats-Unis, un peu plus d'un mois après le massacre de l'école primaire de Newtown.

M. Obama, accompagné de son vice-président Joe Biden qu'il avait chargé de mener la réflexion à ce sujet, doit prendre la parole peu avant midi (17H00 GMT) à la Maison Blanche pour dévoiler ces mesures très attendues mais dont une partie devraient requérir le feu vert du Congrès.

Le cheminement parlementaire de tout texte sur le contrôle de la circulation des armes pourrait s'avérer ardu, vu le refus catégorique d'une partie des élus de vouloir s'attaquer, même à la marge, au deuxième amendement de la Constitution qui dispose le droit des Américains à s'armer.

M. Obama s'exprimera notamment en présence d'enfants qui ont écrit à la Maison Blanche après la tuerie de Newtown (Connecticut, nord-est), commise par un assaillant lourdement armé qui a abattu 20 écoliers de CP et six membres de l'encadrement dans l'école Sandy Hook le 14 décembre, avant de se donner la mort.

Le président américain, qui était apparu en larmes le jour de la tuerie, a depuis affirmé qu'il s'agissait du "pire jour de sa présidence" et a confié à M. Biden la tâche de réfléchir à des mesures pour empêcher la réédition d'un tel drame.

Ce massacre avait une nouvelle fois relancé le débat sur les armes à feu, après une succession de fusillades meurtrières les mois précédents, dont celle ayant fait 12 morts dans un cinéma d'Aurora au Colorado (ouest) en juillet.

Si la Maison Blanche s'est refusée à divulguer à l'avance les mesures du plan, le président a évoqué lundi lors d'une conférence de presse une nouvelle interdiction des armes d'assaut comme celle qui avait été en vigueur de 1994 à 2004, mais avait expiré faute de soutien du Congrès.

L'interdiction de la vente de chargeurs de grande capacité, comme ceux utilisés par les assaillants de Newtown et d'Aurora, pourrait également être proposée, selon le New York Times, qui mentionne aussi un renforcement des contrôles des antécédents des acheteurs d'armes à feu.

Actuellement, 40% des armes vendues aux Etats-Unis le sont via des transactions de particulier à particulier, ou lors de "foires aux armes" non assujetties à de tels contrôles, note le journal. Jusqu'à 300 millions d'armes à feu sont en circulation dans le pays, soit presque une par habitant.

M. Biden s'est entretenu depuis quatre semaines avec les principaux acteurs du dossier, des associations de membres des forces de l'ordre aux éditeurs de jeux vidéo, en passant par la puissante NRA (National Rifle association), le lobby des marchands d'armes, qui refuse toute nouvelle réglementation.

Lundi, lors d'une conférence de presse, M. Obama avait qualifié les propositions à venir de "raisonnables et de bon sens".

"Est-ce que toutes ces propositions seront adoptées par le Congrès? Je ne sais pas (...) mais s'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour sauver ne serait-ce qu'un enfant dans une tragédie telle que celle de Newtown, nous devons le faire", avait expliqué le président, en se défendant de vouloir empiéter sur le deuxième amendement.

La NRA, qui depuis le début du premier mandat de M. Obama, l'accuse d'hostilité vis-à-vis des détenteurs d'armes et a l'oreille de nombreux élus républicains majoritaires à la Chambre des représentants, n'a pas attendu l'annonce des mesures de la Maison Blanche pour s'en prendre au président.

Dans un petit film mis en ligne sur son site internet, le lobby, qui a proposé après Newtown de poster des gardes armés devant chaque établissement scolaire, remarque que les filles du président sont protégées par les policiers d'élite du "Secret Service".

"Est-ce que les enfants du président sont plus importants que les vôtres?", demande la NRA en l'accusant d'être un "hypocrite élitiste".

tq/bdx

INOLTRE SU HUFFPOST

Fusillades et suicides dans les écoles américaines