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L'UCI invitée à faire machine arrière pour ouvrir la voie à une amnistie

16/01/2013 09:57 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

L'Union cycliste internationale (UCI) a été invitée mercredi par la commission indépendante qu'elle a elle-même mise en place pour enquêter sur son propre rôle dans le scandale Armstrong, à accepter la possibilité d'une amnistie liée à des aveux détaillés.

L'Agence antidopage américaine (Usada), à l'origine de la chute de Lance Armstrong en octobre, et l'Agence mondiale antidopage (AMA) ont lié leur participation aux travaux de cette commission à un changement de position de l'UCI sur ce sujet.

La mise en place d'un processus type "vérité et réconciliation" mis au point par l'Usada a été rejetée par l'UCI le 9 janvier, a expliqué la commission indépendante dans un communiqué mercredi.

L'Usada a pris position pour un processus de ce type, censé favoriser un nouveau départ en offrant une amnistie totale ou partielle à ceux qui confesseraient leur implication passée dans le dopage.

Le groupe de pression "Change cycling now" (Changer le cyclisme maintenant), qui regroupe diverses personnalités parmi lesquelles l'ancien champion Greg LeMond, s'est placé sur la même ligne que l'Usada.

La commission indépendante, dont la création a été annoncée par l'UCI en octobre, est composée de deux Britanniques, Philip Otton et Tanni Grey-Thomson, et d'un Australien, Malcolm Holmes. Elle est chargée notamment d'évaluer le rôle joué par l'UCI dans l'affaire Armstrong et doit rendre son rapport au plus tard le 1er juin.

Les trois membres de cette commission, qui ont regretté l'absence d'accord entre les différentes parties (UCI d'un côté, AMA et Usada de l'autre), ont estimé "souhaitable" un processus ouvrant la voie à des aveux et à une amnistie, "dans l'intérêt non seulement de la commission d'enquête mais aussi du cyclisme professionnel dans son ensemble". Ils ont écrit à l'UCI pour lui demander "de reconsidérer sa position".

Lance Armstrong, dépouillé de la quasi totalité de son palmarès par l'UCI le 22 octobre, sur la base du dossier à charge monté par l'Usada, est actuellement suspendu à vie. Il a jusque là toujours nié s'être dopé, mais il pourrait avoir fait machine arrière, dans un entretien enregistré lundi avec Oprah Winfrey et diffusé jeudi et vendredi soir aux Etats-Unis.

jm/ol/pid

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