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L'Iran doit s'adapter pour réussir à contrer les sanctions (Ahmadinejad)

16/01/2013 05:29 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

L'Iran doit adapter son économie en réduisant notamment sa dépendance au pétrole pour surmonter les sanctions occidentales, car la résistance passive est une stratégie perdante, a réaffirmé mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

"Résister aux attaques des ennemis comme nous le faisons" est "désavantageux", a-t-il expliqué dans un discours au Parlement, alors que les dirigeants iraniens appellent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une "économie de guerre" pour faire face aux sanctions.

"Celui qui attaque tout le temps est toujours gagnant et celui qui a une attitude passive perd toujours quelque chose", a assuré M. Ahmadinejad.

L'Iran doit donc "apporter un changement structurel (à son économie) pour utiliser les capacités du pays afin de surmonter les sanctions", a souligné le président, en proposant "la fin de la dépendance" budgétaire aux pétrodollars, qui est "l'une des faiblesses de l'économie".

L'Iran fait face à un effondrement de ses exportations pétrolières en raison de l'embargo mis en place début 2012 par les Occidentaux pour pousser Téhéran à suspendre ses activités nucléaires controversées.

Cette perte de revenus pétroliers, aggravée par les sanctions bancaires qui gênent le rapatriement des pétrodollars, est évaluée par les experts à quelque 5 milliards de dollars par mois.

Elle a été anticipée dans le budget 2013/2014 actuellement en préparation et qui devrait être en forte contraction, selon plusieurs parlementaires.

M. Ahmadinejad a par ailleurs reconnu que les sanctions avaient provoqué un effondrement de la monnaie iranienne et une flambée des prix, exerçant une "pression sur une grande partie de la population".

Il a également défendu la poursuite du plan de suppression des subventions débuté en 2010, visant à remplacer les subventions sur la nourriture et l'énergie par des allocations directes aux ménages.

Ce plan est critiqué par certains responsables politiques qui estiment qu'il plombe le budget de l'Etat et génère de l'inflation. La seconde phase de cette réforme est actuellement bloquée par le Parlement.

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