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Libye: les autorités envisagent un couvre-feu à Benghazi (Premier ministre)

16/01/2013 03:28 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Le gouvernement libyen a indiqué mercredi qu'il envisageait d'imposer un couvre-feu et de déployer l'armée et les forces de l'ordre dans les rues de Benghazi si le cycle de violence meurtrière se poursuit dans le chef lieu de l'Est libyen.

"Nous envisageons de prendre des dispositions sécuritaires pouvant inclure un couvre-feu après concertation avec le Congrès général national" (CGN), la plus haute autorité politique du pays, a annoncé le Premier ministre Ali Zeidan au cours d'une conférence de presse.

"Aucune décision n'a été prise à l'instant mais c'est fort probable", a-t-il ajouté.

Selon M. Zeidan ,"ce couvre-feu sera partiel".

"L'armée et la police seront déployées dans la rue et des mesures draconiennes seront prises pour préserver la sécurité, principalement dans la ville de Benghazi qui fût le théâtre de ces incidents", a-t-il précisé.

Berceau de la révolution qui a renversé le colonel Mouammar Kadhafi en 2011, Benghazi a été le théâtre de plusieurs explosions et d'une vague d'assassinats.

Le dernier en date est celui d'un sous-officier tué mardi soir dans l'explosion de sa voiture, qui avait été piégée selon une source au sein des services de sécurité.

Ces attentats sont généralement attribués aux islamistes radicaux, sévèrement réprimés sous Mouammar Kadhafi et qui tenteraient de se venger de leurs anciens bourreaux.

Mais ces actes de violence ont également ciblé des diplomates étrangers avec l'attaque samedi contre le consul d'Italie dans cette ville côtière, et l'attentat le 11 septembre 2012 contre le consulat américain qui avait coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur en Libye Chris Stevens.

Les nouvelles autorités libyennes, qui tentent de mettre en place une armée et une police nationales, ne sont pas parvenues à désarmer les groupes d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi.

Plusieurs missions diplomatiques et des organisations internationales comme les Nations Unies ont réduit ou mis fin à leurs opérations dans cette ville après que certains de leurs membres ont été pris cible.

yba/cnp

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