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L'action Boeing baisse nettement mais ne s'effondre pas à Wall Street

16/01/2013 12:29 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Le titre du constructeur aéronautique Boeing reculait nettement sans s'effondrer mercredi à Wall Street, après un nouveau coup dur subi par son nouveau long-courrier, le Boeing 787 "Dreamliner", qui a dû atterrir d'urgence au Japon à cause d'un problème de batterie.

Vers 16H45 GMT, l'action de Boeing abandonnait 3,26% à 74,41 dollars dans un marché sans direction à la Bourse de New York.

Un Dreamliner qui effectuait un vol intérieur entre Yamaguchi Ube (ouest du Japon) et Tokyo, avec 129 passagers et huit membres d'équipage, a dû se poser de façon imprévue à Takamatsu (sud) après que le commandant de bord a reçu une alarme concernant une batterie.

Il s'agit du septième incident rencontré par les compagnies japonaises ANA et Japan Airlines (JAL) avec l'appareil de Boeing en moins de deux semaines.

Cette série noire a conduit mercredi ANA à clouer au sol ses 17 Dreamliner, suivi peu après par JAL qui en exploite sept.

Ces accrocs en séries n'avaient jusqu'à présent pas entamé la confiance des investisseurs dans le constructeur aéronautique.

Depuis le premier incident survenu cette année, le 7 janvier, jusqu'à la clôture du marché mardi soir, l'action avait même augmenté de 0,55%.

Elle affiche désormais un recul d'environ 2,4% depuis cette date.

Pour de nombreux analystes cependant, il ne s'agit que d'une question de temps avant que la série noire ne provoque une réelle chute du titre.

"Il apparaît que l'incident d'hier soir et le début de feu observé (le 7 janvier) à Logan (l'aéroport de Boston, au nord-ouest des Etats-Unis) impliquent tous deux des problèmes de batterie", ont observé des analystes de Barclays, dans une note.

Or, "nous estimons que des incidents potentiellement +de même nature+, surtout quand il s'agit de la batterie d'un avion, peuvent nettement réduire l'appétit des investisseurs", ont-ils ajouté.

Selon Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, "il vaudrait mieux que l'on apprenne pas d'annulations de commandes de 787 ou qu'un nouvel événement" de ce type ne se produise dans un futur proche.

De même, pour lui, le fait qu'ANA et JAL aient décidé d'immobiliser mercredi leurs 787 "n'est pas encore très révélateur". "Si ces jours deviennent des semaines, alors cela deviendra vraiment important".

Tout comme l'australienne Qantas, la compagnie à bas prix Scoot (Singapore Airlines) ou la polonaise LOT, les clients internationaux de Boeing ont jusque-là rapidement confirmé le maintien de leurs commandes de Dreamliner 787.

Le PDG d'ANA, Shinichiro Ito, a quant à lui réaffirmé mercredi sa confiance dans l'appareil sur lequel la compagnie a assis sa stratégie.

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