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La Syrie ferme les universités après l'attentat à Alep, qui a fait 87 morts

16/01/2013 06:04 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Un triple attentat à la voiture piégée a tué au moins 22 personnes dans le nord de la Syrie, mercredi, au lendemain de la mort d'au moins 87 personnes lors de deux explosions survenues sur le campus de l'université d'Alep.

La triple attaque s'est produite dans la ville d'Idlib.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme affirme que l'attentat ciblait des véhicules officiels près du quartier général des forces locales de sécurité et d'un point de contrôle. L'organisation établie à Londres, qui s'appuie sur un réseau de sources sur le terrain, a rapporté 24 victimes.

Un responsable gouvernemental a plutôt affirmé que l'explosion avait frappé une importante autoroute et un carrefour giratoire, faisant 22 morts et 35 blessés.

Les insurgés contrôlent de vastes secteurs de la région d'Idlib, mais la ville elle-même demeure sous l'emprise de l'armée.

La Syrie a par ailleurs fermé les universités et suspendu les cours universitaires à travers le pays mercredi, alors que des militants de l'opposition ont annoncé que le bilan des deux gigantesques explosions survenues mardi sur un campus d'Alep s'était alourdi à 87 morts.

Le gouvernement et l'opposition s'attribuent mutuellement la responsabilité de ces explosions.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a prévenu que le nombre de personnes tuées mardi par les déflagrations pourrait augmenter, puisque des restes humains non identifiés ont été retrouvés et que certains des 150 blessés sont dans un état critique.

La cause exacte des explosions, qui se sont produites au moment où les étudiants participaient à des examens, demeure inconnue. Les insurgés blâment des frappes aériennes du régime, tandis que le gouvernement évoque des roquettes tirées par les rebelles.

L'université d'Alep se trouve dans l'est de la ville, un secteur contrôlé par les forces gouvernementales. Les insurgés ont été incapables d'expliquer pourquoi le régime aurait ordonné des frappes aériennes dans un secteur qu'il contrôle. L'ampleur de la destruction semble avoir été causée par des explosifs beaucoup plus puissants que les roquettes dont disposeraient les rebelles.

Le ministère syrien de l'Éducation supérieure a suspendu les cours et les examens dans toutes les universités du pays mercredi. L'agence de presse officielle SANA a expliqué que cette décision avait été prise pour rendre hommage aux «martyrs» d'Alep. Le président Bachar el-Assad aurait aussi ordonné la reconstruction de l'université d'Alep dans les meilleurs délais.

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