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La presse officielle syrienne fustige le chef de la Ligue arabe

16/01/2013 08:39 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

La presse officielle syrienne a dénoncé mercredi le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, "valet" du Qatar et de l'Arabie saoudite, et partisan, selon elle, d'une intervention militaire comme solution à la crise en Syrie.

"Nabil al-Arabi cherche à persuader le monde de la nécessité d'intervenir militairement en Syrie et de faire chuter l'Etat. Il a adopté cette position depuis le début de la crise syrienne" en mars 2011, écrit le quotidien gouvernemental Techrine.

"Al-Arabi est un valet des dirigeants de Doha et de Ryad. Il se fait payer pour ses positions politiques et ses déclarations (...) et il a accepté d'être leur porte-parole officiel, adoptant entièrement leurs positions, et incitant l'opposition (syrienne) à refuser le dialogue et à armer les groupes" combattant le régime.

"Les Etats-Unis ont annoncé que la solution en Syrie devait être politique, seuls Al-Arabi et les dirigeants de Doha et de Ryad souhaitent une solution à l'israélienne, c'est-à-dire par la force militaire afin de démanteler l'armée syrienne pour qu'elle devienne incapable de faire face aux plans américano-sionistes", poursuit Techrine.

De même, le quotidien du parti au pouvoir al-Baas a qualifié le chef de la Ligue arabe de "laquais des al-Thani", les dirigeants du Qatar, qui "a pressé le Conseil de sécurité de l'ONU d'agir sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies (qui prévoit notamment la possibilité d'un recours à la force en cas de menaces contre la paix, ndlr), seul moyen de régler la crise en Syrie", selon lui.

Il y a une semaine à Doha, M. al-Arabi a espéré un rapprochement entre les Etats-Unis et la Russie sur la Syrie pour faciliter un règlement à l'ONU de la crise.

M. Arabi, qui s'exprimait en marge d'une réunion du comité ministériel arabe sur la Syrie, a indiqué que l'objectif des entretiens américano-russes était "de préparer une résolution (à soumettre) au Conseil de sécurité". "Une telle résolution sera un message clair au régime (de Damas) que sa protection est tombée".

La Russie est, avec la Chine, l'un des derniers soutiens du président syrien Bachar al-Assad, et bloque systématiquement les projets de résolution du Conseil de sécurité condamnant son régime.

Le comité ministériel sur la Syrie, présidé par le Qatar, regroupe l'Arabie saoudite, Oman, l'Egypte, le Soudan, l'Algérie, l'Irak et le Koweït.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé, qui a fait plus de 60.000 morts, selon l'ONU. Damas assimile rebelles et opposants à des "terroristes" armés et financés par l'étranger.

rm/sk/cco

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