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Irak: 33 morts dans des attentats

16/01/2013 03:18 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

Au moins 23 personnes ont été tuées et 226 autres ont été blessées lors d'une vague d'attentats survenue mercredi matin dans la capitale Bagdad et ailleurs en Irak, selon ce que rapportent des sources médicales et sécuritaires.

L'attaque la plus sanglante s'est produite à Kirkouk, à 240 km au nord de Bagdad, lorsqu'un kamikaze a fait exploser une voiture piégée. Un deuxième attentat à la voiture piégée visant un responsable local du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Mohammed Kamal, est ensuite survenu à 500 mètres de là.

Au moins 16 personnes ont perdu la vie et 190 autres ont été blessées dans les deux attaques, a indiqué le chef des services sanitaires de la province, Sadiq Omar Rassoul.

Plus au sud, à Touz Khourmatou, deux civils ont été tués et 26 personnes ont été blessées dans l'explosion d'une voiture piégée. L'attaque visait des forces de sécurité kurdes et a eu lieu près des locaux de l'Union patriotique du Kurdistan du président Jalal Talabani.

Trois autres attaques distinctes ont fait cinq morts dans la capitale, dont trois policiers.

Cette nouvelle vague d'attentats, qui n'a pas été revendiquée, survient au lendemain du meurtre d'Aïfan Saadoune Al-Issawi, un député sunnite de la province d'Anbar engagé dans la lutte contre Al-Qaïda. Ce dernier a été tué deux jours après que le ministre irakien des Finances, Rifaa Al-Issawi, eut échappé à une tentative d'assassinat.

Le pays en crise politique

Les violences restent monnaie courante en Irak, le pays étant toujours déchiré par des affrontements interconfessionnels et une grave crise politique. Depuis trois semaines, le pays a connu de nombreuses manifestations antigouvernementales dans des zones majoritairement sunnites, contre le gouvernement de Nouri Al-Maliki.

Les opposants accusent le premier ministre de les mettre sur la touche. Ils réclament la libération de prisonniers ainsi que l'abrogation des lois antiterroristes dont ils estiment faire les frais.

Le mouvement de contestation sunnite a démarré après l'arrestation, le 20 décembre, de neuf gardes de M. Issawi, un sunnite membre du bloc laïque Iraqiya. Cette formation soutenue par la communauté sunnite fait partie du gouvernement, mais elle est très critique envers M. Maliki.

Le premier ministre est également contesté par le puissant chef radical chiite Moqtada Al-Sadr, dont le mouvement compte 40 députés et 5 ministres.

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