NOUVELLES

Assurance-emploi: Ottawa fait la sourde oreille à la demande de Québec

16/01/2013 12:02 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

OTTAWA - La ministre fédérale responsable de l'assurance-emploi, Diane Finley, fait la sourde oreille à la demande de Québec, qui s'inquiète de l'impact des derniers changements au régime.

Mardi, à Montréal, le ministre québécois délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, avait réclamé d'Ottawa une évaluation de l'impact financier qu'aura cette réforme sur la province.

«Nous voulons savoir combien de gens se ramasseront sur l'aide sociale à cause des coupures du fédéral. Nous voulons savoir combien de prestataires seront touchés», avait insisté le ministre Cloutier lors d'une conférence de presse.

Mercredi matin, à Ottawa, alors qu'elle présentait un rapport sur l'intégration des travailleurs handicapés, la ministre Finley a été invitée à répondre à la demande de Québec.

Elle a d'abord insisté pour dire qu'elle ne procédait pas à une réforme du régime d'assurance-emploi.

Selon elle, son gouvernement ne fait que clarifier «des règlements qui existent depuis plusieurs années» en imposant aux chômeurs d'accepter des emplois dans un rayon de 100 km et à un salaire moindre que celui du dernier emploi occupé.

Pour ce qui est de présenter des chiffres sur l'impact de cette clarification des règles qu'elle vient d'imposer, la ministre contourne la question. «Si nous pouvons les aider à trouver un emploi, ils n'auront pas besoin de l'aide sociale», a-t-elle dit. Et ce scénario que présente la ministre est meilleur «pour le travailleur, et pour la communauté, et pour la province et pour le pays».

Mardi, le ministre Cloutier avait indiqué que sa collègue à l'Emploi et au Travail, Agnès Maltais, doit rencontrer la ministre Finley pour discuter du dossier. Et il avait ajouté qu'à défaut d'obtenir une écoute du gouvernement Harper, il faudrait s'en remettre à la «mobilisation populaire».

PLUS:pc