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Vendée Globe - François Gabart: "je suis bien placé pour gagner"

15/01/2013 11:33 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

"Je suis bien placé pour gagner mais il peut encore se passer plein de choses", a affirmé mardi le leader du Vendée Globe, François Gabart, après avoir passé l'équateur avec environ 205 milles d'avance sur son plus proche adversaire, Armel Le Cléac'h.

Gabart est revenu dans l'hémisphère nord mardi à 14h41 heure française (13h41 GMT), établissant un nouveau record sur la distance depuis les Sables-d'Olonne (Vendée), en 66 j 01 h et 39 min.

Le skipper de Macif, plus jeune (29 ans) concurrent de ce 7e Vendée Globe, a largement battu le précédent record -71 j 17 h et 12 min- qui était détenu par un autre Français, Michel Desjoyeaux, vainqueur de la course en 2009.

Gabart était déjà passé en tête au cap Leeuwin (sud-ouest de l'Australie) 34 j 10 h et 23 min après avoir quitté Les Sables le 10 novembre et au Horn (sud du continent sud-américain) en 52 j 06 h et 50 min.

De retour dans l'Atlantique nord avec une confortable avance sur le temps de Desjoyeaux, qui avait gagné le Vendée Globe en 84 j 03 h et 09 min, Gabart-Philéas Fogg pourrait selon équipe boucler son tour du monde en 80 jours ou moins, avec un retour aux Sables le 27 ou le 28 janvier.

"Je suis méfiant, vigilant... et super content d'être là où je suis", a-t-il confié lors d'une audioconférence avec quelques journalistes.

"J'y crois, c'est possible et je suis bien placé pour gagner. C'est le scénario le plus probable aujourd'hui mais il peut se passer encore plein de choses", a-t-il souligné, citant d'éventuels "problèmes techniques" et "une météo pas simple dans l'Atlantique nord", avec les pièges de l'anticyclone des Açores et, "à court terme, du Pot au Noir".

"J'ai d'ailleurs déjà bien ralenti", a-t-il noté, et "les fichiers météo ont l'air plus favorables à Armel" Le Cléac'h. De fait, à 16h00 (15h00 GMT), Gabart n'avançait plus qu'à 12,3 noeuds contre 15,1 au skipper de Banque Populaire.

"Je suis prêt à accepter qu'Armel me double au cap Finisterre (nord-ouest de l'Espagne) et que je le redouble dans le golfe de Gascogne, a poursuivi Gabart. Il va falloir cravacher jusqu'aux Sables mais c'est le Vendée Globe..."

"Il faut avoir les nerfs solides pour faire cette course, c'est une évidence, a reconnu le skipper de Macif. Mais c'est un de mes points forts depuis que je suis tout petit".

Il a reconnu des "moments difficiles" au cours de cette régate planétaire. Mais, a-t-il insisté, "ce n'est pas en se lamentant ou en pleurnichant qu'on fait avancer les choses. Et d'ailleurs, j'ai eu plutôt moins de problèmes que j'imaginais avant le départ. Ca reste un rêve, ça n'a jamais été un cauchemar".

Après tant de milles parcourus, "j'ai énormément appris sur (le plan VPLP-Verdier) Macif, je le connais vraiment bien, dans tous ses détails, a-t-il expliqué. Je sais les choses qui le font avancer un peu plus vite. On ne fait qu'un".

Gabart a également indiqué qu'il se sentait en forme avant le rush final et qu'il avait "bien récupéré", malgré "la chaleur qui empêche de bien se reposer. C'est mon job de ne pas me mettre dans le rouge pour les jours qui viennent".

heg/bpa

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