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Syrie: au moins 83 morts dans deux explosions à l'université d'Alep

15/01/2013 06:52 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Au moins 83 personnes ont été tuées dans deux explosions qui ont frappé mardi la principale université d'Alep, dans le nord de la Syrie, ont annoncé des militants de l'opposition.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui s'appuie sur des médecins et des étudiants témoins des explosions, le nombre de victimes pourrait augmenter parce que certains des quelque 150 blessés sont dans un état grave.

Les explosions ont mis le feu à des voitures garées à proximité et pulvérisé les murs d'un dortoir universitaire.

On ne sait pas ce qui a causé les explosions, et les deux camps d'accusent mutuellement d'en être responsables.

Des militants de l'opposition ont déclaré que les forces gouvernementales avaient mené deux frappes aériennes. Les médias officiels syriens ont quant à eux blâmé les rebelles, affirmant qu'ils avaient tiré des roquettes ayant frappé le campus universitaire.

Alep, la plus grande ville de Syrie, est un terrain de bataille majeur depuis l'été dernier. Des quartiers entiers ont été détruits par les combats et les frappes aériennes fréquentes des forces gouvernementales qui tentent de déloger les rebelles.

Les versions contradictoires des explosions à Alep montrent à quel point il est difficile de confirmer les informations provenant de la Syrie. Le gouvernement syrien empêche la plupart des journalistes de travailler dans le pays, rendant presque impossible la confirmation indépendante des événements.

L'université d'Alep est située dans le nord-est de la ville, un secteur contrôlé par les forces du régime, ce qui rend plutôt improbable une frappe gouvernementale, comme l'affirment les militants de l'opposition.

Les médias syriens ont attribué les explosions aux rebelles. Ils ont précisé que l'attaque était survenue au premier jour de la période d'examens du milieu de l'année universitaire.

Les victimes comprennent des étudiants et des civils qui logeaient dans les dortoirs de l'université après avoir été déplacés par les combats ailleurs à Alep, selon les médias syriens.

L'agence de presse officielle n'a pas dit combien de personnes avaient été tuées dans les explosions.

Les vidéos tournées sur les lieux semblent indiquer que les déflagrations ont été causées par des explosifs beaucoup plus puissants que les roquettes généralement utilisées par les rebelles.

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