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Réserviste négligent: Darryl Watts ne connaîtra pas sa peine avant février

15/01/2013 06:26 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

CALGARY - Le sort du major Darryl Watts, reconnu coupable en lien avec un accident d'entraînement meurtrier en Afghanistan, repose désormais entre les mains d'un juge militaire, qui devra déterminer si Watts doit être puni, ou s'il ne mérite qu'un simple blâme.

Watts a été reconnu coupable, le mois dernier, d'avoir illégalement provoqué des blessures corporelles et de négligence dans l'exécution de tâches militaires, dans le cadre d'un accident d'entraînement survenu il y a près de trois ans.

Le caporal Josh Baker, âgé de 24 ans, est mort lorsqu'une mine antipersonnel a explosé en direction d'un peloton sur un terrain d'entraînement près de la ville de Kandahar, en février 2010.

Quatre autres soldats touchés par l'explosion avaient été grièvement blessés.

Selon le procureur militaire Dylan Kerr, la seule peine appropriée est l'emprisonnement.

Le major Kerr réclame ainsi 18 mois de prison, ainsi que l'expulsion immédiate de l'accusé des Forces canadiennes, ou encore sa rétrogradation au rang de lieutenant.

Aux dires de M. Kerr, plusieurs facteurs viennent aggraver le cas de l'accusé. Il a également laissé sous-entendre que bien que Watts n'ait pas été formé sur l'engin explosif en cause dans l'affaire, il était au moins au courant des normes de sécurité.

Toutefois, selon l'avocat de la défense Balfour Der, Watts ne mérite qu'une réprimande, puisqu'il affirme que sa responsabilité est minime.

Me Der a également rejeté les critiques selon lesquelles Watts n'a affiché aucun remords, faisant remarquer qu'il avait maintenu le contact avec les soldats blessés.

Me Der note également que les circonstances de l'accident demeuraient mystérieuses, et soutient que l'engin explosif avait souffert d'un dysfonctionnement.

Le commandant Peter Lamont, le juge militaire en charge de l'affaire, a dit avoir besoin de temps pour déterminer une peine et a reporté sa décision au 20 février.

Lors du procès, la poursuite a argué que Watts, qui commandait le peloton, n'a pas fait respecter les normes de sécurité et a abandonné son rôle de leader lorsqu'il a confié ses responsabilités à Paul Ravensdale, un autre officier.

Celui-ci passera en cour martiale plus tard cette année; il agissait en tant qu'expert de l'arme utilisée lors de l'incident.

L'officier supérieur de Watts, le major Christopher Lunney, a plaidé coupable en septembre à une accusation d'exécution négligente de ses tâches, et a entre autres été rétrogradé au rang de capitaine.

Des vidéos de l'incident montrent Watts et plusieurs autres soldats se tenant près de la mine lors du test. Ils ne se trouvent pas à l'intérieur de véhicules blindés, ou derrière ceux-ci pour se protéger, comme cela est stipulé dans les normes des Forces canadiennes.

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