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Plan de transport montréalais : 6 priorités conditionnelles à un financement accru

15/01/2013 01:00 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

La Ville de Montréal présente les six priorités du comité exécutif de la Ville en matière de transport. Le problème du financement de ces projets est toutefois omniprésent dans la présentation du responsable des transports au comité exécutif de la Ville, Réal Ménard.

« Je suis convaincu que ces six priorités permettront d'améliorer grandement l'efficacité de notre réseau de transport et contribueront au développement économique de notre métropole », a déclaré M. Ménard, mardi. « Notre Administration agit de façon responsable en priorisant les projets de transport collectif. »

Les six priorités du comité exécutif

  • L'implantation d'un système rapide par autobus (SRB) sur le boulevard Pie IX
  • Le prolongement de la ligne bleue du métro (5 stations)
  • Le prolongement du boulevard L'Assomption
  • L'achèvement du Train de l'Est
  • La mise en place de voies réservées pour les autobus
  • L'aménagement d'un boulevard urbain reliant le boulevard Gouin à l'autoroute 440

Un problème de financement

Bien que les projets d'envergures foisonnent dans les cartons des élus montréalais, ils manquent de ressources financières pour les accomplir. «On est tous très conscients que les sommes d'argent disponibles, à partir de la fiscalité que l'on connaît, ne sont pas suffisantes», convient M. Ménard.

La réalisation des projets est conditionnelle à la volonté notamment de Québec de délier les cordons de sa bourse. « Nous sommes confiants que le gouvernement du Québec renouvellera son appui financier à l'égard de ces projets porteurs et de structurants pour notre métropole », a poursuivi M. Ménard.

Dans la présentation de son plan de transport, en 2007, la Ville de Montréal devait allouer 240 millions de dollars par année à la réalisation de ces divers volets au cours des 20 années couvertes par le plan. L'administration du maire Gérald Tremblay n'a jamais été en mesure d'atteindre cette cible.

L'administration montréalaise doit également entretenir un réseau routier de 1400 km de rues et quelque 600 structures. «Pour maintenir à niveau, pour faire la protection des actifs [...] on aurait besoin de 606 millions de dollars par année», explique M. Ménard.

L'administration montréalaise n'a jamais réussi à investir les sommes nécessaires. Elle a dû se contenter de sommes variant de 222 millions à 435 millions de dollars entre 2008 et 2012.

Le responsable des transports au comité exécutif soutient que les chiffres parlent d'eux-mêmes et que Montréal devra lancer une réflexion pour déterminer les meilleures façons d'augmenter ses revenus. M. Ménard estime que le payage sur les routes, une taxation supplémentaire sur l'immatriculation et une taxation supplémentaire sur le stationnement devront être envisagés.

Les six projets en bref

  • Le système rapide par autobus (SRB) reliera les villes de Laval et de Montréal par un axe nord-sud qui sera emprunté par 53 000 personnes par jour. L'ajout de voies réservées sur la rue Notre-Dame permettrait de porter à 70 000 personnes par jour le nombre d'utilisateurs de ce service, selon les prévisions de la Ville de Montréal.
  • Le prolongement de la ligne bleue du métro jusqu'à l'arrondissement d'Anjou améliorera l'efficacité du réseau de transport en commun. En plus d'améliorer l'accès à l'arrondissement Anjou pour quelque 140 000 personnes par jour, l'ajout de 5 stations sur cette ligne de métro permettrait de consolider le lien nord-sud du SRB de la rue Pie IX. L'accès à l'arrondissement Côte-des-Neige et à l'Université de Montréal serait également amélioré.
  • Le prolongement du boulevard L'Assomption au sud de la rue Hochelaga contribuera au développement économique de l'est de Montréal. Ce projet permettra d'améliorer l'accessibilité routière au port de Montréal en plus de permettre l'exploitation des terrains vacants limitrophes au futur boulevard.
  • L'achèvement du Train de l'Est permettrait de relier Mascouche au centre-ville de Montréal. Les élus estiment que cette offre de transport collectif permettra de réduire le nombre de voitures à l'entrée est de Montréal et y réduire la congestion routière.
  • La mise en place de voies réservées pour les autobus permettra d'améliorer l'efficacité du service en réduisant le temps de parcours des autobus, améliorant la ponctualité et la rapidité du service pour se rapprocher de celle de l'automobile. La Société de transport de Montréal (STM) et la Ville ont implanté près de 90 km de voies réservées depuis 2008. Ils étudient la possibilité d'en ajouter 250 km supplémentaires.
  • L'aménagement d'un boulevard urbain pour relier l'autoroute 40 au boulevard Gouin contribuera au développement résidentiel de l'ouest de l'île de Montréal. Le boulevard urbain améliorera du même coup la circulation nord-sud dans le secteur, notamment grâce à l'implantation d'une voie réservée pour les autobus.

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