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Le pétrole recule, dans un marché pénalisé par des craintes sur la demande

15/01/2013 03:27 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont terminé en baisse mardi à New York, pénalisés par des craintes pour la demande après la publication d'indicateurs économiques en demi-teinte aux Etats-Unis, le premier consommateur mondial de brut, et en Allemagne, la première économie européenne.

Le baril de référence pour livraison en février a abandonné 86 cents à 93,28 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole ont souffert mardi des craintes accrues pour la vigueur de la demande en brut en 2013, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, "alors même que la production des pays ne faisant pas partie de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) est en nette augmentation", a souligné James Williams, de WTRG Economics.

Parmi ces pays, les Etats-Unis connaissent une forte hausse de leur production de produits pétroliers, dopée par le développement de l'extraction des hydrocarbures dits non conventionnels dans le pays, notamment par l'exploitation du gaz de schiste.

Dans ce contexte, les opérateurs regarderont de près mercredi les chiffres hebdomadaires des réserves de brut aux Etats-Unis, considérés comme un baromètre de la demande énergétique du pays.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le département américain de l'Energie devrait faire état d'un gonflement de 1,8 million des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 11 janvier.

Les stocks d'essence sont attendus en hausse de 2,8 millions de barils, et les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillées durant la période hivernale, en hausse de 1,3 million de barils.

Du côté de la demande, une salve d'indicateurs économiques en demi-teinte ont freiné la hausse du marché, après une clôture au plus haut depuis septembre la veille.

Aux Etats-Unis, "l'indice Empire State (mesurant le niveau de l'activité manufacturière à New York, ndlr) a continué de décevoir et les ventes au détail, bien que meilleures que prévu, manquaient d'éclat en ne montrant pas de vrai renforcement de la demande", a détaillé John Kilduff, de Again Capital.

En Europe, les opérateurs ont accueilli avec nervosité les chiffres d'une première estimation du produit intérieur brut allemand qui a reculé de 0,5% au dernier trimestre 2012 par rapport au troisième, a aussi remarqué M. Kilduff.

ppa/sl/sam

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