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Le pétrole ouvre en baisse à New York, dans un marché inquiet pour la demande

15/01/2013 09:21 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en légère baisse mardi, les courtiers digérant des indicateurs économiques en demi-teinte aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut, dans un contexte d'un léger renforcement du dollar qui pénalisait les prix.

Vers 14H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février cédait 31 cents à 93,81 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex)

Le pétrole, qui avait clôturé la veille à New York à plus de 94 dollars le baril pour la première fois depuis septembre, était plombé par des craintes accrues pour la demande aux Etats-Unis et en Europe.

"Les indicateurs n'étaient pas particulièrement brillants ce matin", a estimé John Kilduff, de Again Capital.

"L'indice Empire State a continué de décevoir et les ventes au détail, bien que meilleures que prévu, manquaient d'éclat et ne montrant pas de vrai renforcement de la demande", a-t-il détaillé.

L'indice Empire State, publié par la banque centrale américaine (Fed), qui fait état du niveau de l'activité manufacturière à New York, a continué de baisser en janvier pour le sixième mois d'affilée, alors que les analystes pariaient sur un rebond.

Les ventes au détail ont, quant à elles, poursuivi leur rebond en décembre, et ont augmenté de 0,5% par rapport à novembre, portées notamment par les ventes d'automobile.

En Europe, les opérateurs ont accueilli avec nervosité les chiffres d'une première estimation du produit intérieur brut (PIB) allemand qui a reculé de 0,5% au dernier trimestre 2012 par rapport au troisième, a aussi remarqué M. Kilduff.

L'Allemagne a par ailleurs révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2013 à 0,4% contre 1% attendu précédemment.

Ces inquiétudes favorisaient le renforcement du dollar, une devise considérée par les investisseurs comme une valeur refuge, face à l'euro jugé plus risqué.

Or "cela accentue la pression sur les matières premières", a expliqué Bill Baruch, de iiTrader.

En effet, une plus grande cherté du billet vert rend moins attractifs les achats d'actifs, tels que le brut, libellés en dollars, pour les acheteurs en possession d'autres monnaies.

Les opérateurs étaient enfin dans l'attente des chiffres hebdomadaires des réserves de brut aux Etats-Unis, considérés comme un baromètre de la demande énergétique du pays, avant leur publication mercredi.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état d'un gonflement de 1,8 million des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 11 janvier.

Les stocks d'essence sont attendus en hausse de 2,8 millions de barils, et les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés durant la période hivernale, en hausse de 1,3 million de barils.

ppa/sl/rap

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