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Le Premier ministre syrien en Iran pour discuter du plan de paix d'Assad

15/01/2013 09:10 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

Le Premier ministre syrien Waël al-Halaqi est arrivé mardi à Téhéran, le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad, pour discuter selon les médias iraniens des relations bilatérales et du plan de paix proposé par le président syrien.

A la tête d'une importante délégation politique et économique, M. Halaqi doit rencontrer le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le président Mahmoud Ahmadinejad et le président du Parlement Ali Larijani, a précisé l'agence Fars.

La visite, dont la durée n'a pas été précisée, abordera "le développement des relations bilatérales et le plan en trois étapes" proposé le 6 janvier par le président Bachar al-Assad pour mettre fin au conflit de 22 mois en Syrie.

Dans sa première allocution publique en sept mois, M. Assad avait proposé un plan "politique" par lequel il se maintiendrait au pouvoir. Mais ce plan avait aussitôt été rejeté par l'opposition.

L'Iran soutient le président Assad depuis le début, en mars 2011, d'une révolte populaire devenue depuis guerre civile qui a fait plus de 60.000 morts selon l'ONU, au nom notamment de la solidarité des deux pays dans la lutte contre Israël.

Téhéran prône des négociations entre le gouvernement et les rebelles, mais ceux-ci rejettent toute implication de l'Iran dans la résolution du conflit et refusent tout dialogue sans un départ de Bachar al-Assad.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi avait appelé jeudi les pays voisins de la Syrie à favoriser une solution politique au conflit et à empêcher toute intervention étrangère.

Il s'était exprimé au lendemain de la libération de 48 otages iraniens, détenus depuis plus de cinq mois par les rebelles syriens, en échange de plus de 2.000 prisonniers, un geste sans précédent de la part de Damas en faveur de son allié iranien.

Alors que l'Iran accuse les pays occidentaux et arabes d'armer les rebelles, le chef des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, a admis en septembre que des "conseillers" militaires se trouvaient en Syrie mais que cela ne signifiait pas "une présence militaire" de Téhéran.

str/cyj/sw

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