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Le gouvernement américain a jusqu'à jeudi pour poursuivre Armstrong au civil

15/01/2013 01:04 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

Le gouvernement américain a jusqu'à jeudi pour se joindre à une plainte au civil, déposée en 2010 contre Lance Armstrong, afin de récupérer l'argent qu'il a versé en sponsor à l'équipe de l'ancien coureur cycliste, selon une source proche du dossier mardi.

Le ministère de la Justice envisage de se joindre à cette plainte, encore sous scellé, déposée par l'ancien coéquipier d'Armstrong, Floyd Landis, a déclaré à l'AFP cette source qui a requis l'anonymat.

Lance Armstrong a admis qu'il s'était dopé, lors d'une interview accordée lundi à la vedette de télévision américaine Oprah Winfrey sur CBS et qui sera diffusée jeudi, a indiqué cette source.

Selon un document judiciaire relatif à cette plainte, dont l'AFP a obtenu une copie, le recours civil de Floyd Landis s'appuie sur la Loi sur les fausses déclarations (False Claims Act) dite "Loi Lincoln" qui autorise un particulier à poursuivre une personne ou une entreprise pour avoir trompé le gouvernement fédéral.

Le texte permet à celui qui dénonce (whistleblower) de toucher entre 15 et 30% de la somme récupérée par le gouvernement.

Le gouvernement aurait versé plus de 30 millions de dollars en sponsors à l'équipe US Postal Service, selon le Wall Street Journal, qui estime que les sommes remboursées pourraient être cependant supérieures.

En vertu de cette loi, Lance Armstrong peut aussi passer un accord à l'amiable avec le gouvernement pour mettre fin à cette action.

"Je ne pense pas qu'aucune déclaration faite à Oprah aura des conséquences au fond, sur une possible plainte", a ajouté cette source proche du dossier.

Le ministère de la Justice a refusé de commenter sur les possibilités de poursuites au civil comme au pénal contre l'ancien coureur, déchu de ses sept victoires au Tour de France.

Sur le plan pénal, le gouvernement pourrait aussi, selon les experts, rouvrir son enquête fédérale pour fraude contre le cycliste, refermée sans explication l'an dernier. Maintenant que Lance Armstrong semble avoir admis s'être dopé, le ministère de la Justice pourrait dans ce cas le poursuivre pour "parjure" après ses dénégations devant un grand jury fédéral. L'accusation de "parjure" est passible de 5 ans de prison.

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