NOUVELLES

Hollande: l'heure est "à l'action" pour "préparer l'après-pétrole"

15/01/2013 03:29 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

Le président français François Hollande a appelé à passer à "l'action" pour préparer l'après-pétrole, à l'ouverture mardi d'un sommet mondial sur les énergies du futur à Abou Dhabi, en présence de nombreux leaders mondiaux.

"Nous partageons les mêmes préoccupations, mais nous devons aussi partager les mêmes ambitions. L'heure n'est plus à la dispersion ou aux constats complaisants mais à l'action", a déclaré M. Hollande dans une allocution.

"Nous devons donc nous rassembler, rassembler nos forces, nos ressources", a-t-il dit, appelant à "davantage d'investissements dans les énergies renouvelables" pour "préparer l'après-pétrole".

"La France veut faire de la transition énergétique une grande cause nationale, européenne et mondiale, et elle sait qu'ici elle a des partenaires qui seront au rendez-vous de la conférence climat de 2015", a-t-il dit, rappelant que la France était candidate pour accueillir cette conférence de l'ONU.

"Nous devons nous fixer des objectifs réalistes mais volontaristes et nous devons assurer aussi l'égal accès à toutes les énergies, à toutes les matières premières", a déclaré M. Hollande appelant à la "solidarité".

Les organisateurs du sommet de trois jours, qui se tient simultanément à un sommet sur l'eau, ont indiqué qu'environ 257 milliards de dollars avaient été dépensés pour des projets d'énergies renouvelables dans le monde en 2011.

M. Hollande a estimé que 300 milliards de dollars d'investissements dans ces énergies étaient nécessaires cette année, même si la conjoncture est à la crise.

Le chef de l'Etat avait auparavant visité les stands d'entreprises françaises présentes à ce sommet, suivi d'une cohorte de grands patrons d'entreprises des secteurs de l'énergie et de la gestion de l'eau.

Des délégations de quelque 150 pays participent à ce sommet de trois jours à Abou Dhabi. Il se tient après l'assemblée générale de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), qui a lancé lundi à Abou Dhabi un plan destiné à doubler en 2030 la part de ces énergies.

La présidente de l'Argentine Cristina Kirchner a souligné que les contributions au développement des énergies du futur devraient venir davantage des pays développés qui sont de gros pollueurs.

"La responsabilité incombe à tous mais pas à part égales, et les pays développés doivent contribuer plus", a-t-elle dit, affirmant que l'Amérique latine et les Caraïbes ne contribuent qu'à hauteur de 5% aux émissions de CO2.

La reine Rania de Jordanie a appelé quant à elle à des solutions durables pour produire des énergies renouvelables, rappelant que "1,4 milliard de personnes, soit une sur cinq dans le monde, ne sont pas connectées aux réseaux électriques".

swi-oh/mh/

PLUS:afp