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Egypte: report du jugement sur la légalité du Sénat et de la constituante

15/01/2013 12:19 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

La Haute cour constitutionnelle a reporté mardi son jugement concernant la légalité du Sénat et de la commission constituante ayant rédigé la loi fondamentale controversée adoptée en décembre, a annoncé l'agence officielle Mena.

La cour se prononcera le 3 février sur la légalité de la commission constituante et a transféré le dossier du Sénat à son comité consultatif, selon la Mena.

En juin, la cour avait jugé l'Assemblée du peuple invalide en raison d'un vice de forme.

Le Sénat, en charge du pouvoir législatif jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple, est dominé par les islamistes, tout comme la commission constituante.

Des dizaines de manifestants ont passé la nuit de lundi à mardi devant le siège de la cour, protégé par la police anti-émeutes, pour dénoncer la confrérie des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi, élu en juin.

"Non au terrorisme des Frères musulmans", "La Constitution des Frères musulmans n'est pas valide. Mohamed Morsi n'est pas valide", pouvait-on lire sur les pancartes de certains manifestants.

Les deux tiers des sénateurs ont été élus début 2012 et le troisième tiers a été nommé en décembre par le président Morsi.

La Haute cour doit se prononcer sur la validité de la chambre haute après plusieurs plaintes faisant état d'irrégularités dans le mécanisme électoral.

Concernant la commission constituante, l'opposition lui reproche d'être illégitime car elle ne représente pas, selon elle, tous les Egyptiens, cette instance ayant été boycottée par les libéraux, les mouvements de gauche et les chrétiens coptes.

La Constitution, adoptée fin décembre, a été pendant des semaines au coeur de manifestations émaillées de violences parfois meurtrières entre partisans et adversaires de M. Morsi. L'opposition reprochait notamment à ce texte d'ouvrir la voie à une islamisation accrue de la législation.

La justice devait initialement étudier ces deux dossiers le 2 décembre, mais des partisans du président s'étaient alors rassemblés devant la cour, empêchant les juges d'entrer.

bur-jaz/se/tg/cco

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