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Double meurtre suivi d'un suicide à Stittsville: les victimes identifiées

15/01/2013 05:43 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT

STITTSVILLE, Ont. - La police a dévoilé mardi l'identité de la femme et des deux enfants retrouvés morts à Stittsville, en Ontario, et corroboré la thèse du double meurtre suivi d'un suicide, un drame qualifié de «terrifiant» par les autorités et qui bouleverse la communauté de cette banlieue paisible d'Ottawa.

Jon Alexander Corchis, âgé de 10 ans, sa soeur de six ans Katheryn Elizabeth, et leur mère, Alison Constance Easton, âgée de 40 ans, habitaient la résidence à deux étages où leur corps ont été découverts, lundi.

Les policiers n'ont pas donné de détails sur les causes des décès. Ils ont toutefois indiqué qu'il s'agissait d'un double meurtre suivi d'un suicide, et noté qu'aucune accusation ne devrait être déposée dans ce dossier «en raison des circonstances».

«C'est terrifiant», a déclaré mardi matin en conférence de presse l'inspecteur John Maxwell, de la Police d'Ottawa. «C'est tellement triste, c'est le cauchemar de tout un chacun. C'est un acte criminel, mais on penche plus du côté de la tragédie humaine.»

L'inspecteur Maxwell a indiqué que la police rencontre la famille, les amis et les voisins des victimes afin de récolter un maximum d'informations pour déterminer les causes possibles du drame.

Des plaintes avaient déjà été soumises aux policiers dans le passé concernant la famille de Mme Easton, mais elles n'étaient reliées qu'à des aboiements de chiens. M. Maxwell a assuré qu'aucune de ces récriminations ne concernait des allégations de violence conjugale. Mme Easton était même impliquée dans le programme de surveillance du quartier, a-t-il ajouté.

«Cette affaire a peut-être l'air claire et nette, mais elle ne l'est pas nécessairement, a-t-il expliqué. C'est pourquoi nous voulons parler à plusieurs personnes — amis, membres de la famille, connaissances — et déterminer s'ils ont remarqué quelque chose.»

L'inspecteur Maxwell a également offert ses condoléances et ses sympathies au père des enfants, en plus d'exprimer le soutien des pompiers et des membres de l'équipe d'urgence, qui ont été les premiers à répondre à l'appel d'urgence. «La plupart d'entre eux ont des enfants», a-t-il précisé. «C'est très, très difficile (...) Je remercie le Ciel qu'il y ait des hommes et des femmes qui aillent dans les zones d'ombre comme nous le faisons.»

Pendant ce temps, une équipe de soutien psychologique a été dépêchée à l'école primaire de Stittsville, fréquentée par les enfants, et située juste en face des lieux du drame. Le conseil scolaire d'Ottawa-Carleton a indiqué que des parents et des bénévoles seront également disponibles pour venir en aide aux élèves.

Interrogée sur le drame, Tonya Marczak, une voisine de Mme Eaton, a confié que leurs deux filles étaient de bonnes amies et qu'elles aimaient beaucoup se costumer. «Vous ne pouviez pas ne pas la voir lorsqu'elle mettait sa belle robe pour venir jouer à la maison», a-t-elle raconté à une station de radio locale. «Elle se costumait tout le temps.»

Mme Marczak a décrit sa voisine, une mère au foyer, comme une femme «très tranquille».

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