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Sécession du Texas: la Maison-Blanche répond à une pétition en ligne

14/01/2013 08:50 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

EL PASO, États-Unis - Mauvaise nouvelle pour les milliers de personnes désirant que le Texas fasse sécession: l'État fait encore partie des États-Unis.

La Maison-Blanche a répondu à une pétition réclamant que le Texas puisse avoir le droit de se séparer du pays, affirmant que les Pères fondateurs ayant créé la nation «n'ont pas offert de moyen d'en sortir».

Plus de 125 000 personnes ont signé cette pétition, qui a été créée quelques jours après que le président Barack Obama eut été réélu. La Maison-Blanche a promis de répondre à toute pétition recevant plus de 25 000 signatures dans une période de 30 jours.

Jon Carson, directeur de l'Office of Public Engagement de la Maison-Blanche, a publié une réponse citant le premier discours inaugural d'Abraham Lincoln et un jugement de la Cour suprême émis après la Guerre civile. Cette décision indique que les États-Unis ont été créés comme une «Union perpétuelle», mais une telle Union qui permet à des personnes ayant des points de vue différents d'en débattre.

Selon ce qu'a dit M. Carson, la démocratie «peut être bruyante et controversée». «Les débats livres et ouverts sont ce qui font fonctionner ce pays. Mais même si nous estimons que des débats solides sont nécessaires, nous ne laissons pas ces divergences nous diviser.»

La pétition a été créée par Micah Hurd, un membre de la Garde nationale texane et un étudiant en génie à l'Université du Texas à Arlington. Il n'a pas pu être rejoint pour commenter, lundi.

En demandant que le Texas puisse quitter le pays, la pétition cite «les difficultés économiques provenant de l'oubli du gouvernement fédéral de réformer les dépenses nationales et à l'étranger». Le document argue également qu'en raison de la taille de l'économie texane, et puisque le budget de l'État est équilibré, le Texas «pourrait se retirer de l'Union, et ce de façon réalisable».

La pétition indique par ailleurs que le gouvernement fédéral ne partageait pas les mêmes valeurs défendues par les Pères fondateurs.

Selon M. Carson, toutefois, les auteurs de la constitution américaine avait établi que les changements politiques devaient survenir à la suite d'élections, et non pas par une sécession.

Le succès de la pétition a propulsé M. Hurd au rang de célébrité, bien que cela lui ait temporairement causé des problèmes. En décembre, un commandant de régiment de la Garde nationale texane a envoyé un courriel à ses subordonnés, y compris M. Hurd, indiquant que «toute mention d'une sécession est mieux de se produire dans des installations civiles».

Quelques jours plus tard, une porte-parole de la Garde nationale a toutefois expliqué que M. Hurd n'avait rien fait de mal, et que «le courriel lui demandant de ne pas en parler» n'aurait pas dû être envoyé.

Le numéro de téléphone de M. Hurd n'a pas pu être trouvé, lundi, par l'Associated Press. Son père, qui a parlé au nom de son fils par le passé, n'a pas immédiatement répondu à un message téléphonique.

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