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Mali: Paris se félicite de la "compéhension" de ses partenaires du Conseil

14/01/2013 05:37 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

L'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud s'est félicité lundi de "la compréhension et du soutien de tous les partenaires" de la France au sein du Conseil de sécurité, à l'issue de consultations au Conseil sur l'intervention française au Mali.

"Tous nos partenaires ont reconnu que la France agit en conformité avec la légalité internationale et la charte de l'ONU", a-t-il déclaré à la presse.

Il a réaffirmé que la priorité pour la France était "la mise en oeuvre rapide de la résolution 2085 de l'ONU" adoptée le 20 décembre dernier.

Cette résolution autorise le déploiement à terme d'une force internationale, essentiellement africaine -- baptisée Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) - pour reconquérir le nord du Mali, aux mains d'islamistes armés, mais aussi un processus de réconciliation politique à Bamako et des négociations avec les groupes rebelles du Nord qui se dissocieraient du terrorisme.

L'opération Serval doit "encourager ce processus politique", a estimé l'ambassadeur. "L'intervention française est le résultat d'une urgence mais une fois arrêtée l'offensive (des islamistes) nous devons mettre en oeuvre la résolution 2085 dans toutes ses dispositions, dont le processus politique", a-t-il souligné.

"Nous faisons tout à fait confiance à la France", a renchéri l'ambassadrice américaine Susan Rice en estimant que l'intervention française avait une "base ferme". Elle s'est félicité de ce que "les Français aient heureusement traité de manière professionnelle la menace islamiste".

Mais elle a souligné que les Etats-Unis restaient sceptiques sur la capacité des forces maliennes et de leurs alliés ouest-africains de la Cédéao de reconquérir le Nord. "Les Etats-Unis se sont toujours posé des questions sur la viabilité du concept" de la MISMA, a-t-elle reconnu, estimant que l'armée malienne avait été "mise sens dessus dessous" par la dernière offensive des islamistes.

Pour Mme Rice, il faut "revoir presque de fond en comble" le schéma de la MISMA "étant donné que les circonstances sur le terrain ont beaucoup changé".

avz/rap

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