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Londres assure vouloir rendre à l'Egypte les avoirs de Moubarak au plus vite

14/01/2013 01:56 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

La Grande-Bretagne est décidée à rendre à l'Egypte les fonds détournés par le président déchu Hosni Moubarak et ses proches, a déclaré lundi un haut responsable britannique lors d'une visite au Caire, justifiant les délais par la nécessité d'agir dans le respect de la loi.

Une délégation britannique composée de représentants de l'Agence de lutte contre le crime organisé, de la police de Londres et du parquet, est au Caire pour renforcer la coopération avec les autorités égyptiennes au sujet du traçage des fonds détournés par le clan Moubarak.

"Nous faisons tous les efforts possibles pour rendre les fonds à leurs propriétaires (...), mais nous devons suivre la procédure légale et nous assurer du respect de la loi", a déclaré Jeremy Browne, secrétaire d'Etat pour la Prévention du crime, lors d'une conférence de presse au Caire.

Londres souhaite que les avoirs soient rendus "aussitôt que possible" a précisé M. Browne, tout en indiquant ne pas pouvoir donner d'échéance.

Il a également précisé que l'Angleterre ne pouvait rien faire "sans preuves que ces fonds privés ont été acquis de manière illégale".

"Une partie de cet argent est dissimulé sur des comptes appartenant à des proches ou à des associés des personnes qui font l'objet d'une enquête", a ajouté M. Browne, pour justifier le retard pris dans la rétrocession à l'Egypte des fonds du président déchu Hosni Moubarak et de ses proches.

La délégation britannique, qui a rencontré lundi le ministre de la Justice, doit s'entretenir mardi avec le ministre de l'Intérieur.

En septembre, le ministre égyptien des Affaires juridiques, Mohamed Mahsoub, avait accusé la Grande-Bretagne d'être "l'un des pires pays" pour tracer et geler les avoirs du président déchu Hosni Moubarak et de ses proches.

Les autorités égyptiennes se sont rendues dans différents pays européens pour tenter de remonter jusqu'aux millions de dollars qui auraient été cachés par l'ancien régime dans des fonds secrets afin de les récupérer.

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