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Le pétrole monte à New York, aidé par la remise en route de l'oléoduc Seaway

14/01/2013 09:52 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi, soutenus notamment par la remise en route de l'oléoduc Seaway qui devrait accélérer l'écoulement des réserves surabondantes de Cushing (Oklahoma, sud) et atténuer la pression sur les prix du brut new-yorkais.

Vers 14H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février avançait de 19 cents, à 93,75 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), cédant un peu de terrain après une ouverture autour de 94 dollars le baril.

"La nouvelle de la remise en route et de l'accélération de l'écoulement du brut" stocké à Cushing vers des raffineries de la côte du golfe du Mexique, "soutient le marché car cela annonce un désengorgement progressif des réserves", a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

Faute d'oléoducs d'une capacité suffisante pour transporter le pétrole excédentaire vers les raffineries, les réserves d'or noir à Cushing, qui constitue le principal terminal pétrolier des Etats-Unis, ont atteint récemment des niveaux records, à plus de 50 millions de barils.

Cushing abrite le brut texan qui sert de référence au WTI, et l'abondance de ces stocks pèse depuis plusieurs mois sur les cours du baril à New York.

De ce fait, "la remise en route de l'oléoduc Seaway vendredi, après des travaux d'accroissement de ses capacités, va contribuer à rendre le WTI plus légitime comme brut de référence à l'échelle mondiale", notamment par rapport au Brent londonien, a estimé M. Smith.

"Désormais, jusqu'à 400.000 barils de brut peuvent être acheminés quotidiennement de Cushing vers le golfe du Mexique", ont précisé les experts de Commerzbank.

L'oléoduc Seaway, long de 800 km, devrait permettre de réduire dans les prochains mois l'écart avec le Brent, ont renchéri les experts. Cet écart entre les deux prix de référence s'était creusé à plus de 25 dollars courant 2012.

D'autre part, des informations faisant état d'une baisse de plus de 5% en décembre de la production de pétrole de l'Arabie saoudite, premier pays exportateur de brut au monde, à environ 9 millions de barils par jour, "contribuent à soutenir les prix", selon Matt Smith.

En effet, "cette nouvelle est perçue comme un signe que l'Arabie saoudite souhaite soutenir les cours pétroliers" en réduisant l'offre mondiale face à une demande vacillante, a commenté M. Smith.

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