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Armstrong a avoué s'être dopé dans une interview avec Oprah Winfrey (média)

14/01/2013 08:41 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

L'ancien cycliste américain Lance Armstrong a avoué s'être dopé lors d'une longue interview avec l'animatrice vedette américaine Oprah Winfrey qui doit être diffusée jeudi, a rapporté lundi USA Today sur son site internet.

Le quotidien américain, citant une source anonyme, a affirmé que le sportif était pour la première fois passé aux aveux, reconnaissant s'être dopé, sans pour autant détailler ses méthodes ni nommer d'éventuels complices lors de cet entretien très attendu, enregistré dans sa luxueuse maison d'Austin, au Texas (sud).

Peu après cet entretien, l'animatrice Oprah Winfrey a expliqué sur son compte Twitter que la rencontre avait duré plus de deux heures et demie et qu'elle avait eu en face d'elle un Armstrong "PRET" à parler, sans donner plus de détails.

L'animatrice vedette américaine avait annoncé la semaine dernière la tenue de cette interview "sans concession", la première depuis que l'Union cycliste internationale (UCI) a lourdement sanctionné le Texan à l'automne dernier.

L'Américain de 41 ans a été déchu de ses sept titres au Tour de France (1999-2005) et radié à vie après la publication d'un dossier de l'Agence américaine antidopage (Usada) qui l'accusait d'avoir contribué à la mise en place du "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport" au sein de l'équipe US Postal.

Quelques heures avant cet entretien, le sportif avait présenté ses excuses auprès des membres de sa fondation contre le cancer "Livestrong".

Jamais officiellement contrôlé positif, le champion du monde 1993, un des très rares titres qu'il a pu garder, est tombé essentiellement après des témoignages à charge d'une dizaine de ses ex-coéquipiers.

Si l'ancien champion cycliste avoue avoir triché, sa confession pourrait avoir de nombreuses ramifications juridiques. Outre l'argent de ses primes de victoire qu'il pourrait devoir rendre, il pourrait s'exposer à des poursuites pénales qui pourraient le conduire en prison, selon certains juristes.

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