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Christoph Waltz et "Django Unchained" lancent les 70e Golden Globes

13/01/2013 08:46 EST | Actualisé 15/03/2013 05:12 EDT

L'Autrichien Christoph Waltz, distingué pour son second rôle dans "Django Unchained" de Quentin Tarantino, a donné dimanche soir à Beverly Hills le coup d'envoi de la 70e cérémonie des Golden Globes, alors que tous les yeux sont tournés vers "Lincoln", grand favori.

La cérémonie a débuté à 17H00 (01H00 GMT) par le traditionnel feu d'artifice de blagues des présentatrices de la soirée, les comédiennes américaines de télévision Tina Fey et Amy Poehler, très populaires aux Etats-Unis.

Après avoir "enterré" leur prédécesseur au poste de Monsieur Loyal, le Britannique et très caustique Ricky Gervais -- "il n'est plus techniquement dans le show-business" -- Amy Poelher a notamment ironisé sur "Zero Dark Thirty" et la polémique autour de la représentation de la torture dans le film.

"Quand on parle de torture, je crois sur parole (la réalisatrice Kathryn Bigelow), une femme qui a été mariée pendant trois ans (au réalisateur) James Cameron", a-t-elle lancé devant une salle hilare.

Tina Fey a quant à elle égratigné l'Association de la presse étrangère à Hollywood (HFPA), organisatrice des Golden Globes, assurant, après que Amy Poehler eut fait mine de confondre la HFPA avec une maladie: "Il n'y pas de vaccin contre la HFPA".

Le premier trophée de la soirée, le meilleur second rôle masculin, a été remporté par l'Autrichien Christoph Waltz, pour son rôle de chasseur de prime débonnaire et sanguinaire dans "Django Unchained" de Quentin Tarantino. C'est le deuxième Golden Globe de sa carrière, après celui remporté pour "Inglourious Basterds", déjà signé Quentin Tarantino.

S'il ne concourt plus que dans six catégories sur les sept dans lesquelles il était nommé -- Christoph Waltz a battu Tommy Lee Jones --, "Lincoln" reste le grand favori de la soirée.

Le film, qui retrace la lutte pour l'abolition de l'esclavage du 16e président des Etats-Unis, pourrait offrir à Spielberg une nouvelle consécration et valoir au Britannique Daniel Day-Lewis, qui incarne un Lincoln plus vrai que nature, le deuxième "globe" de sa carrière.

Pour emporter le trophée du meilleur drame, "Lincoln" devra néanmoins terrasser "Argo" de Ben Affleck, "Django Unchained" de Quentin Tarantino, "L'Odyssée de Pi" d'Ang Lee et "Zero Dark Thirty" de Kathryn Bigelow.

Côté comédies ou comédies musicales, "Les Misérables" de Tom Hooper et "Happiness Therapy" de David O. Russell font figure de favoris, face à "Indian Palace" de John Madden, "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson et "Des Saumons dans le désert" de Lasse Hallström.

Si Daniel Day-Lewis est quasiment assuré de remporter le trophée du meilleur acteur dramatique, le suspense reste entier chez les femmes. Marion Cotillard, distinguée par les Golden Globes en 2008 pour "La môme", est en lice cette année pour son rôle de dresseuse d'orques amputée des jambes dans "De rouille et d'Os" de Jacques Audiard. Mais Jessica Chastain, remarquable en agent de la CIA dans "Zero Dark Thirty", est une concurrente très sérieuse.

Les trophées d'interprétation comique se disputeront notamment entre Bradley Cooper, Hugh Jackman, Bill Murray, Jennifer Lawrence et Meryl Streep.

Dans la catégorie du meilleur film étranger, pas moins de deux oeuvres françaises sont en lice: le roi du box-office "Intouchables" et "De rouille et d'os". Mais le grand favori reste "Amour" de Michael Haneke (Autriche).

Enfin, le compositeur français Alexandre Desplat pourrait bien remporter le deuxième Golden Globe de sa carrière pour la musique originale d'"Argo".

La catégorie de la meilleure chanson pour un film sera en outre l'occasion de retrouver la superstar Britannique Adele, nommée pour le titre "Skyfall" du dernier "James Bond", et qui fera à Beverly Hills l'une de ses rares apparitions depuis la naissance de son fils en octobre dernier.

Les Golden Globes récompensent aussi les séries et films pour la télévision, et l'on retrouve parmi les nommés tous les titres qui se sont imposés aux Emmy Awards en septembre, notamment "Homeland" et la sitcom "Modern Family".

Décernés par une petite centaine de membres -- contre 6.000 votants pour les Oscars -- les Golden Globes sont souvent décriés à Hollywood, mais restent un événement prisé de stars et de leurs agents.

rr/jca

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