Le prix des propriétés devrait encore augmenter en 2013 au pays, mais de manière moins prononcée que l'an dernier, selon les prévisions du courtier immobilier Royal LePage.

Un rapport dévoilé mardi prédit un nombre moins élevé de ventes de maisons au cours du premier semestre de 2013, ce qui devrait ralentir la hausse du prix des maisons.

D'ici la fin de 2013, Royal LePage s'attend à ce que les prix moyens nationaux se majorent de 1 % comparativement à ceux de 2012.

L'entreprise torontoise a précisé qu'un déclin des ventes unitaires et une stabilisation des prix dans les marchés urbains de Vancouver et Toronto auront pour effet de réduire considérablement les moyennes nationales.

Elle prévient également que certains marchés immobiliers, comme ceux de l'Alberta et de la Saskatchewan, s'apprêtent à prendre une expansion substantielle en 2013.

Le prix moyen des propriétés au Canada s'est apprécié de 2 à 4 % au quatrième trimestre de 2012, selon l'étude.

Encore des hausses de prix à Montréal

Royal LePage prévoit qu'à la fin de 2013, le prix moyen des habitations à Montréal sera 3,8 % plus élevé qu'il ne l'était en 2012.

Le prix moyen des maisons dans la métropole québécoise a enregistré une hausse au quatrième trimestre de 2012 comparativement à l'an dernier, alors que la vente d'unités à prix plus élevé sur le marché actif des acheteurs de deuxième ou troisième maison a influencé les prix moyens à la hausse et tandis que les acheteurs d'une première maison se sont ajustés aux nouvelles règles hypothécaires.

Avec La Presse Canadienne

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  • 1. LA DETTE DES MÉNAGES

    La dette des ménages canadiens a atteint au nouveau sommet au troisième trimestre, incitant le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, à sonner l'alarme contre le plus grand risque interne à l'économie. Les Canadiens doivent près de 1,51 $ pour chaque dollar qu'ils gagnent, soit davantage que les Américains.

  • 2. LA PIÈGE DE LA CONSOMMATION

    Malgré leur endettement, les Canadiens continuent de consommer... avec de l'argent emprunté. Et ce, notamment parce que les taux d'intérêt sont bas, l'emploi demeure stable et que les Canadiens ne sentent pas la soupe chaude. Une arme à double tranchant, puisque la consommation soutient néanmoins l'économie. (FREDERIC J. BROWN/AFP/Getty Images)

  • 3. LES PROBLÈMES DE LA ZONE EURO

    Quand la Banque TD a revu ses prévisions de croissance à la baisse, elle a mis en cause les difficultés de la zone monétaire européenne comme l'un des principales raisons. Presque toute l'Europe devrait entrer en récession pour le première moitié de l'année. Le Canada devrait subir les contrecoups avec la baisse de la demande pour ses matières premières et ses produits d'exportation. Le marché de l'emploi devrait aussi en souffrir. (ERIC FEFERBERG/AFP/Getty Images)

  • 4. L'ESSOUFFLEMENT DE LA CHINE

    Les signes de ralentissement en Chine se multiplient, en raison des dettes des gouvernements locaux, de l'essoufflement de la production industrielle, de même que le marché immobilier. Ce ne sera pas la catastrophe, mais quand la Chine, devenue deuxième puissance industrielle, a le rhume, c'est tout l'Occident qui éternue. (Aaron tam/AFP/Getty Images)

  • 5. L'ACCROISSEMENT DES INÉGALITÉS

    Le fossé entre riches et pauvres se creuse au pays, et les analystes préviennent que la stagnation des revenus des ménages fera mal à l'économie. Même si l'écart n'est pas aussi grand qu'aux États-Unis, le pouvoir d'achat des Canadiens s'en trouve diminué. (ADRIAN DENNIS/AFP/Getty Images)