Les problèmes du système financier international, l'accroissement des inégalités et les changements climatiques sont les principaux risques qui pourraient ébranler la planète au cours des dix prochaines années, selon un rapport du Forum économique mondial dévoilé mardi.

La 8e édition de ce rapport sur les risques mondiaux appelait 1000 experts et décideurs à comparer 50 facteurs de risque en fonction de leur impact potentiel et de leur probabilité de réalisation. Ces risques étaient classés en cinq catégories : l'économie, l'environnement, la société, la technologie et la géopolitique. De toutes ces catégories, l'économie est la principale source de l'inquiétude des dirigeants et experts.

En plus d'une éventuelle crise financière et de l'appauvrissement de certains groupes de la population, les répondants s'inquiètent des variations des prix de l'énergie, du chômage chronique et des déficits des gouvernements.

Les dangers des changements climatiques

Le rapport du Forum économique mondial note également que les risques environnementaux sont une source grandissante de préoccupations.

« Les risques liés à la crise financière qui perdure détournent l'attention du changement climatique, alors que les évènements météorologiques extrêmes sont en progression. » — Extrait du rapport

Les experts estiment que l'augmentation des émissions des gaz à effet de serre est particulièrement inquiétante et ils dénoncent l'incapacité du monde à s'adapter aux changements climatiques, ce qui entraîne un risque environnemental dont « les effets seront les plus marquants au cours de la prochaine décennie ».

« Deux tempêtes, l'une environnementale et l'autre économique, vont finir par entrer en collision si nous n'affectons pas les ressources nécessaires pour réduire le risque grandissant que présentent les évènements climatiques sévères, c'est la prospérité des générations futures qui pourrait être menacée », résume John Drzik, directeur général de la firme de consultation Oliver Wyman Group.

Parmi les autres risques cités, le Forum économique mondial s'inquiète d'une éventuelle pénurie d'eau potable, de la hausse des prix des aliments, de la résistance grandissante aux antibiotiques, de la propagation des pandémies et d'une mauvaise gestion du vieillissement de la population.

Les risques considérés négligeables par les experts sondés concernent la prolifération des débris orbitaux, la militarisation de l'espace, les impacts insoupçonnés de la nanotechnologie et la vulnérabilité aux tempêtes magnétiques.

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  • 8: Québec: 22 %

  • 8: Québec: 22 %

    Avec une hausse de 22 % de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres, la ville de Québec enregistre la plus faible croissance des inégalités parmi les grandes villes canadiennes. Toutefois, Québec a enregistré une baisse de revenus dans 6 quartiers sur 10 entre 1980 et 2005, l'une des plus importante au pays.

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

    Winnipeg a enregistré une hausse de 31,5 % de l'écart entre riches et pauvres entre 1980 et 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus fondre de 7,6 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 6: Montréal: 34 %

  • 6: Montréal: 34 %

    L'écart entre riches et pauvres à Montréal a grimpé de 34 % à Montréal de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 5: Vancouver: 36,5 %

  • 5: Vancouver: 36,5 %

    L'écart entre riches et pauvres à Vancouver a grimpé de 36,5 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 26 %.

  • 4: Ottawa: 37 %

  • 4: Ottawa: 37 %

    L'écart entre riches et pauvres à Ottawa a grimpé de 37 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu néanmoins leurs revenus grimper de 1,3 %, mais les 10 % les plus riches ont enregistré une hausse de revenus de 36 %.

  • 3: Edmonton: 39 %

  • 3: Edmonton: 39 %

    L'écart entre riches et pauvres à Edmonton a grimpé de 39 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 7,8 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 31,5 %.

  • 2: Toronto: 68 %

  • 2: Toronto: 68 %

    L'écart entre riches et pauvres à Toronto a grimpé de 68 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 5,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 62,5 %.

  • 1: Calgary: 81 %

  • 1: Calgary: 81 %

    Avec une hausse de écart entre riches et pauvres de 81 %, Calgary remporte la palme de la ghettoïsation. Selon les chercheurs, la hausse des revenus dans les quartiers les plus riches n'a pas entraîné les quartiers les plus pauvres vers de meilleurs revenus.