Dans un communiqué rendu public mercredi, l'Association des victimes des religieux du Collège Notre-Dame dénonce les lenteurs de l'application de l'entente à l'amiable.

« Plus d'un an après avoir conclu une entente historique entre les victimes des religieux pédophiles et la Congrégation de Ste-Croix, personne n'a encore été indemnisé », lit-on dans le communiqué.

L'association rapporte que 223 victimes se sont manifestées, alors que les avocats prédisaient qu'entre 150 et 175 victimes se déclareraient.

Les avocats de la congrégation contestent de 70 % à 80 % des dossiers des victimes, selon l'Association des victimes, qui s'interroge sur la bonne foi de la Congrégation de Sainte-Croix.

Toujours selon le communiqué, 77 des victimes ont eu recours à une expertise psycholégale.

Par ailleurs, le regroupement des victimes indique que « les frais reliés à la contestation des dossiers sont pris à même le 18 millions de dollars prévu pour les victimes ».

Enfin, les victimes souhaitent que le 3 janvier, le tribunal « rappelle à l'ordre la Congrégation de Ste-Croix de manière à ce que ce dossier se règle une bonne fois pour toutes. »

La Congrégation des frères de Sainte-Croix a accepté de dédommager financièrement d'anciens élèves qui ont été agressés sexuellement par certains de ses membres il y a plus de 30 ans à Montréal.

La semaine passée, la police avait indiqué que le professeur Georges Sarazin (91 ans) et Olivain Leblanc (70 ans) de la Congrégation des frères de Sainte-Croix faisaient l'objet de mandats d'arrestations et qu'ils devraient être arrêtés dans les prochains jours.