Mur budgétaire : la Chambre des représentants entérine l'accord

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La Chambre des représentants américaine a entériné mardi soir l'accord conclu 24 heures plus tôt entre la Maison-Blanche et les républicains du Sénat afin d'éviter la cure d'austérité du mur budgétaire.

L'assemblée, dominée par les adversaires républicains du président Barack Obama, a finalement voté à 257 voix contre 167 en faveur de l'adoption du dispositif législatif dans les mêmes termes que le Sénat à majorité démocrate.

En début de soirée, les républicains à la Chambre avaient abandonné l'idée d'amender le texte de l'accord, ce qui aurait entraîné un nouveau vote au Sénat et retardé tout le processus. L'amendement recherché par les républicains aurait fait en sorte d'inclure des compressions budgétaires de 330 milliards de dollars, selon la représentante Darrell Issa.

Plus tôt, le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Eric Cantor, avait indiqué qu'il n'appuyait pas l'accord comme il a été adopté.

Les élus républicains membres de la Chambre s'étaient réunis en après-midi pour discuter de l'entente et plusieurs républicains avaient exprimé leur opposition au texte, car, selon eux, il ne comprend pas suffisamment de compressions budgétaires.

Vantant les dispositions de l'accord, le président Barack Obama avait lui aussi réclamé que la Chambre des représentants l'adopte sans attendre.

« Ni les démocrates, ni les républicains n'ont eu tout ce qu'ils voulaient, mais cet accord est une bonne chose pour notre pays, et la Chambre devrait l'adopter sans délai. » — Barack Obama
Conscient de l'urgence de la situation, le représentant républicain Tom Cole avait déclaré plus tôt mardi qu'il était important d'agir avant l'ouverture des marchés, mercredi.

Les Américains dans l'attente

Le Sénat a approuvé le texte de l'accord très tôt mardi, avec une majorité écrasante de 89 voix contre 8. Ce vote représentait la première étape au Congrès pour éviter à l'économie du pays la cure d'austérité automatiquement générée dès la nouvelle année. Les représentants de la Chambre ayant finalement donné leur aval à l'entente, celle-ci doit maintenant être promulguée par le président pour avoir force de loi.

Si le texte franchit cette étape, alors le taux d'imposition des familles moyennes demeurera stable, tandis que celui des individus gagnant plus de 400 000 $US et celui des couples gagnant plus de 450 000 $US par an augmentera. Les prestations de chômage seront quant à elles prolongées pour un an. Sans cette prolongation, 2 millions de chômeurs auraient perdu leurs prestations ce mois-ci.

Le mur budgétaire, techniquement frappé par les États-Unis le 1er janvier dès minuit, aurait pu entraîner l'entrée en vigueur de hausses d'impôts et des baisses importantes des dépenses publiques. Toutefois, comme le 1er janvier est un jour férié, les marchés financiers sont fermés et le Congrès américain peut profiter de cette fermeture pour finaliser l'entente sans que l'impact de ces mesures se fasse sentir immédiatement sur l'économie financière.