WASHINGTON - À quelques heures de la date butoir, la Maison-Blanche et le Congrès à majorité républicaine en sont parvenus à un accord tard lundi soir, permettant d'éviter l'entrée en vigueur automatique de hausses d'impôts et de coupes budgétaires aux États-Unis, ont fait savoir des sources démocrates

En vertu de cet accord, le taux d'imposition des familles moyennes demeurerait le même alors que celui des individus gagnant plus de 400 000 $US et celui des couples gagnant plus de 450 000 $US par an augmentera.

Les prestations de chômage seraient prolongées pour un an. Sans cette prolongation, deux millions de chômeurs perdraient leurs prestations au début du mois de janvier.

Le vice-président Joe Biden et le chef de la minorité républicaine au Sénat Mitch McConnell ont conclu un compromis qui augmentera les impôts des Américains les plus aisés et repoussera de deux mois toute coupe dans les dépenses, accord qui devra encore être entériné par le Sénat à majorité démocrate et la Chambre aux mains des républicains.

Plus tôt dans la journée, le président Barack Obama et le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, avaient annoncé qu'ils étaient près d'un accord.

Cet accord devra encore être entériné par le Sénat à majorité démocrate et la Chambre des représentants aux mains des républicains. M. Biden s'est déplacé lundi soir au Capitole pour convaincre les sénateurs démocrates d'accepter ce marché.

Si les deux assemblées donnent leur feu vert, les États-Unis éviteront in extremis le «précipice fiscal».

Pendant ce temps, le déficit budgétaire américain — d'environ 1000 milliards $ US par an — continue de s'aggraver.

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  • Le "mur budgétaire" - l'essentiel. "Nous sommes condamnés, tous condamnés".

  • "Nous amorçons notre descente finale..."

  • "Ne t'en fais pas! Cette falaise fiscale n'est qu'une métaphore !"

  • Naïf, Obama semble penser qu'une légère "baisse du chômage" permettra de surmonter le "mur budgétaire". "On avance dans la bonne direction !" - L'argument de clôture.

  • L’Amérique, bientôt au niveau de la Grèce ? "Je peux voir la Grèce d'ici !" "En avant !" (le slogan d'Obama pour sa dernière campagne présidentielle)

  • Le Congrès est bien parti pour conduire l'Amérique dans le mur.

  • Pour le Congrès, "Peu importe la situation : non à de nouveaux impôts".

  • "Bonjour, vous êtes bien au Congrès. Nous sommes injoignables pour le moment, merci de nous en excuser."

  • Pour Thanksgiving, démocrates et républicains font une pause, au détriment des Américains ? "Arrêtons-nous un instant et soyons reconnaissants".

  • À force de refuser les compromis, démocrates et républicains peuvent bien s'étonner d'aller droit dans le mur. "Oh mon Dieu ! Comment en est-on arrivé là ?!!"

  • La solution à cette "falaise fiscale" ? Y pousser tous les élus.

  • La date de la fin du monde et celle de l'échéance du "mur budgétaire" sont curieusement proches. Une coïncidence ? "Vite ! Comment dit-on "mur budgétaire" en maya !?!"

  • Bush a mis en place les allègements d'impôt mais c'est Obama qui paie les pots cassés.

  • "dans toute la maison, nul être ne bougeait..." (citation tirée du conte<em> Une visite de Saint Nicolas</em>, très connu aux États-Unis.) Ordre du jour : "mur budgétaire" - DE RETOUR APRÈS LES VACANCES DE NOËL !

  • Ni les républicains ni les démocrates ne semblent prêts à prendre de décisions. "Je ne prends pas le volant, vas-y toi. Non, je ne prends pas le volant, toi vas-y... " Thelma & Louise & l'oncle Sam