POLITIQUE

Mort d'un diplomate canadien impliqué dans la crise des otages en Iran

31/12/2012 03:19 EST | Actualisé 02/03/2013 05:12 EST
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Iranian students show their palms which read in Persian, 'Crazy of martyrdom' (L), 'Nuclear scientist' (2nd L), 'Death to America' (C) and 'I sacrifice my life for the leader (Ayatollah Ali Khamenei)' outside the former US embassy in Tehran on November 2, 2012, during a rally to mark the 33rd anniversary of seizure of the US embassy which saw Islamist students hold 52 diplomats hostage for 444 days. This year's rally came just days before US presidential election in which Republican challenger Mitt Romney has made Iran's controversial nuclear programme a top foreign policy issue. AFP PHOTO/ATTA KENARE (Photo credit should read ATTA KENARE/AFP/Getty Images)

Un ancien diplomate canadien, John Sheardown, acteur de premier plan dans la crise des otages en Iran en 1979-81 pour avoir hébergé clandestinement des diplomates américains dans sa résidence de Téhéran, est mort, a annoncé lundi la chaîne publique canadienne CBC.

L'ancien responsable des services consulaires canadiens était âgé de 88 ans. Il s'est éteint dimanche soir à l'hôpital régional d'Ottawa et la cause du décès n'a pas été précisée, a indiqué la CBC. Il était atteint de la maladie d'Alzheimer.

Lors de l'occupation de l'ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre 1979, des étudiants islamiques avaient pris en otages des diplomates américains, mais six d'entre eux avaient réussi à s'enfuir et à se réfugier dans la résidence de M. Sheardown et celle de l'ambassadeur canadien, Ken Taylor.

Le 27 janvier 1980, grâce à de faux passeports canadiens, les six diplomates américains avaient pu quitter l'Iran sains et saufs.

L'histoire de cette exfiltration a inspiré au cinéma le thriller "Argo" de l'acteur-réalisateur Ben Affleck.

Pour Robin Sheardown, fils de l'ancien diplomate canadien, le film de Ben Affleck ne rend cependant pas hommage à juste titre aux diplomates canadiens et met plutôt en vedette l'agent de la CIA Tony Mendez.

"Il ignore complètement toute l'implication canadienne", a-t-il dit à la chaîne CBC.

La prise d'otages, qui allait durer 444 jours, provoqua la rupture des relations entre les Etats-Unis et l'Iran. Les étudiants islamiques exigeaient l'extradition du Shah, Mohamed Reza Pahlavi, soigné pour un cancer aux Etats-Unis, ainsi que la remise de sa fortune à l'Iran.

Les otages avaient été libérés le 20 janvier 1981, au terme d'un accord conclu entre Washington et Téhéran, grâce à une médiation algérienne.

jl/rap