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Inde : une adolescente victime d'un viol collectif se suicide après avoir été dissuadée de porter plainte

27/12/2012 08:52 EST | Actualisé 26/02/2013 05:12 EST
Getty Images
Indian members of NGO 'Aastha' hold placards during a protest in Mumbai on December 27, 2012, for better safety for women following the rape of a student in the Indian capital. Protests across India over the last week against sex crimes have denounced the police and government, with the largest in New Delhi at the weekend prompting officers to cordon off areas around government buildings. One policeman was killed and more than 100 people injured in the violence. AFP PHOTO/ PUNIT PARANJPE (Photo credit should read PUNIT PARANJPE/AFP/Getty Images)

En Inde, une adolescente s'est suicidée après qu'un policier eut tenté de la convaincre de retirer sa plainte pour viol et d'épouser un de ses agresseurs. L'adolescente de 17 ans a avalé du poison et a été retrouvée sans vie mercredi soir.

Elle avait subi un viol collectif le 13 novembre pendant un festival à Diwali dans la région de Patiala, dans l'État du Pendjab.

Elle « a tout essayé pour faire enregistrer sa plainte », mais les policiers n'ont pas ouvert d'enquête officielle, a déclaré l'inspecteur général Paramjit Singh Gill, chef de la police régionale.

Un policier a été licencié et un autre suspendu de ses fonctions, selon des responsables locaux.

La sœur de la victime a fait état de pressions sur l'adolescente pour qu'elle accepte « ou bien un arrangement financier avec ses violeurs, ou bien d'épouser l'un d'entre eux », a dit la sœur.

Ce suicide survient après un autre viol collectif d'une étudiante dans un autobus à New Delhi le 16 décembre. Elle avait été sauvagement battue et abandonnée baignant dans son sang. L'affaire a provoqué une vague d'indignation en Inde.

L'état de santé de la jeune femme, dont le nom n'a pas été révélé, demeure extrêmement grave selon les responsables de l'hôpital de Singapour où elle a été transférée pour une greffe d'organes.

Après la vague d'indignation provoquée par cette affaire, le premier ministre indien Manmohan Singh a promis d'agir pour protéger les femmes. Il a déclaré jeudi que les lois « sur la sécurité des femmes seraient revues » avant d'annoncer la création d'une commission d'enquête.